Les Yellow Tigers se sont arrêtées en huitièmes de finale du Championnat du monde de volley-ball, battues par la Pologne après un match intense conclu au tie-break. Une élimination frustrante (d’autant que les Belges visaient un top 8), mais aussi révélatrice du chemin parcouru et de celui qui reste à franchir.
Un match révélateur
Face aux troisièmes mondiales, les Belges ont rivalisé pendant plus de deux heures, s’offrant même le premier set et imposant un cinquième acte décisif. L’exploit était à portée de main, mais il a finalement échappé dans les derniers échanges. Cette issue souligne à la fois les progrès d’une équipe capable de tenir tête à une grande nation, et les limites actuelles en termes de constance et de gestion des moments clés.
Le sélectionneur Kris Vansnick reconnaissait la déception, tout en retenant les signes positifs : « On a fait un très grand match… on est très déçus, mais il faut être fiers de ce que l’on a montré. La Belgique n’est plus très loin du top 10 mondial. »
La capitaine Britt Herbots, elle, parlait davantage avec le cœur : « Les émotions sont fortes. Cela fait mal de s’arrêter là. Mais nous savons que nous progressons. »
Des perspectives encourageantes
Sur le plan collectif, les Yellow Tigers sortent renforcées. En un an, elles ont gagné plusieurs places au classement mondial et affichent une moyenne d’âge d’à peine 24 ans. Cette jeunesse, combinée à l’expérience acquise dans ce tournoi, constitue une base solide. Mais il faudra encore gagner en régularité et en puissance collective pour franchir un nouveau cap.
À l’échelle plus large du volley belge, ce parcours confirme la place croissante de l’équipe nationale féminine sur la scène internationale. L’intérêt médiatique s’accroît, le projet sportif s’installe dans la durée, et les prochaines échéances – Ligue des Nations, Championnat d’Europe, qualifications olympiques – seront autant de tests pour confirmer cette progression.
Les Yellow Tigers quittent donc Bangkok avec une élimination précoce mais honorable. Leur défi sera désormais de transformer ces promesses en résultats concrets. Car si elles ont prouvé qu’elles pouvaient inquiéter une puissance mondiale, l’objectif reste d’apprendre à gagner ces matches-là.