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Tandis que le groupe de Frédéric Taquin fourbit ses armes en Jupiler Pro League, les joueuses de Mickaël Iannitto découvrent la D1, l’antichambre de la Super League. Depuis l’entame de la compétition, les Louves séduisent. Au point de truster les premières places du classement aux côtés d’Anderlecht B, Louvain B et Olsa Brakel.

Focus sur le football féminin

Une surprise ? Pas vraiment. Dès la renaissance de la RAAL en 2017, le président Salvatore Curaba a aussitôt accordé une importance notable au développement du football féminin. À telle enseigne qu’à l’Easi Arena, les dames bénéficient des mêmes privilèges que les hommes : vestiaires, matériel, infrastructures, équipements, etc. Les Louviéroises évoluent dans des conditions exceptionnelles, supérieures même à ce qui peut se faire en Super League.

Ambiance à l’Easi Arena. © RAAL La Louvière

En termes de public, les travées de l’Easi Arena sont souvent bien garnies pour les rencontres de la RAAL Women. Lors du derby victorieux face à Mons (2-0), tout comme lors du succès contre le Standard B (2-1), l’antre des Vertes a vibré. « Pour œuvrer autour de la Super League, je peux vous assurer qu’il y a moins de monde dans les stades qu’à La Louvière », admet la journaliste et consultante Christine Schréder. « Cette perspective est une réussite pour la RAAL, tant dans sa communication que dans son envie d’amener toute une communauté autour de son équipe féminine. »

Début de saison réussi

En plus de ses supporters, la RAAL Women s’appuie sur une équipe solide. La large majorité du groupe qui a décroché le titre en D2 au printemps dernier, renforcée de quelques joueuses clés, réussit une première partie de saison fascinante.

La solidité louviéroise s’appuie non seulement sur une attaque redoutable et un collectif uni, mais aussi sur une défense robuste. La Louvière est ainsi la meilleure arrière-garde de la D1. Offensivement, les atouts ne manquent pas non plus. Le danger peut venir de partout : de Marie Bougard (3 buts), comme de Charlotte Catinus (6 buts), Diana Quévy (4 buts) ou Eva Dutoit (4 buts).

Super League d’abord, Champions League ensuite

Il y a du talent, de l’expérience et du potentiel à revendre. De quoi faire de la RAAL un sérieux candidat au titre… et à la montée en Super League. Mickaël Iannitto, le coach des Louves, abondait en ce sens en début de saison : « L’objectif, c’est le titre. On pense avoir les armes pour y parvenir, mais c’est aussi la réalité du terrain qui va parler. »

Mickaël Iannitto, coach de la RAAL Women. © RAAL La Louvière

À La Louvière, les ambitions ne manquent pas. À ce propos, Salvatore Curaba le confirme : la Super League ne sera qu’une étape… avant la découverte de la Champions League à l’Easi Arena dans un futur pas si lointain. Pour le premier verdict, rendez-vous au printemps prochain.

Catégories :
Sport Dames

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