Tandis que les Francs Borains luttent toujours pour leur maintien en Challenger Pro League, les récentes communications officielles démontrent une volonté de professionnalisation de la formation boraine.
Ainsi, en fin d’année dernière, le club a signé un accord historique avec la commune de Boussu : un bail emphytéotique d’une durée de 99 ans offrant au matricule 5192 la mise à disposition du stade et des terrains alentours, en contrepartie de la prise en charge de l’ensemble des coûts afférents à l’infrastructure.
Cette signature laisse sous-entendre, à terme, la modernisation de la vétuste enceinte. Objectif ? Permettre au stade de répondre aux normes de la Jupiler Pro League.
Deux tribunes à construire
« Quel autre but que celui-là ? Nous avons plusieurs options et devrons décider, en conseil d’administration, du timing et de la façon dont nous allons avancer », a commenté David Lasaracina, ancien agent et actuel directeur sportif borain, dans les colonnes de Sudinfo. « L’enceinte devra contenir 8.000 places, dont 5.000 assises, ce qui signifie qu’au moins deux tribunes devront être construites, sans compter les parkings, les espaces VIP, etc. »

Au lendemain de la Saint-Sylvestre, c’était au tour de Georges-Louis Bouchez de prendre la parole en vidéo. Le président annonçait une nouvelle étape importante dans la vie du RFB : l’acquisition du centre d’entraînement de Ciply, précédemment mis en vente par l’ACFF. « Cela veut dire que nous maîtrisons tous nos outils : notre stade, mais aussi l’espace d’entraînement, afin d’offrir la meilleure qualité possible à nos jeunes mais aussi à nos joueurs professionnels », explique GLB.
À la tête de ces deux sites, qui représentent une superficie de plus de 11 hectares, le Royal Francs Borains se montre ambitieux. Toutefois, avec 19 points au compteur, le bilan sportif des Verts reste mitigé. Le coach Igor De Camargo en a d’ailleurs fait les frais dans le courant du mois de novembre, remplacé par Yves Vanderhaeghe. Néanmoins, la direction verte continue de regarder vers le haut, avec l’espoir secret de disputer le tour final.
Investisseurs étrangers
Par ailleurs, depuis plusieurs semaines, des rumeurs persistantes font état de l’intérêt d’investisseurs étrangers, notamment qataris, pour le Borinage.
Si Lasaracina et Bouchez ont jusqu’ici botté en touche face à ces bruits de couloir, l’information pourrait prochainement être officialisée. « Nous aurons de bonnes nouvelles à annoncer dans les prochains jours et les prochaines semaines pour garantir la pérennité des Francs Borains, que ce soit en Challenger Pro League ou dans le football professionnel », a annoncé celui qui est aussi député fédéral et président du MR.



