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Alors qu’il commence ce dimanche 18 janvier, l’Open d’Australie 2026 proposera une dotation totale record de 111,5 millions de dollars australiens (66,9 millions d’euros), la plus élevée de l’histoire du tournoi. Cette somme représente une augmentation de 16 % par rapport à l’édition précédente, confirmant la croissance économique du premier Grand Chelem de la saison.

Les vainqueurs des tournois de simple toucheront 4,15 millions de dollars australiens (2,49 millions d’euros), soit une hausse de 19 % par rapport aux gains perçus en 2025 par Madison Keys et Jannik Sinner. Tous les joueurs engagés en simple et en double bénéficieront par ailleurs d’une augmentation minimale de 10 %.

« Cette augmentation démontre notre engagement à soutenir les carrières des joueurs à tous les niveaux », a déclaré Craig Tiley, directeur général de Tennis Australia.

Des revendications toujours ignorées ?

Cette annonce intervient toutefois dans un climat de tensions persistantes. En octobre dernier, un groupe de joueurs de premier plan a renforcé la pression sur les organisateurs des tournois du Grand Chelem, réclamant une meilleure répartition des revenus ainsi qu’une amélioration des conditions de travail et du bien-être des joueurs.

Open d'Australie
Jannik Sinner. © Chryslene Caillaud/Pznews/PsnewZ/Photo News

Selon une source proche de ce collectif, les joueurs seraient « déçus », leurs principales revendications ayant été « largement ignorées ». Parmi eux figurent notamment Jannik Sinner, Aryna Sabalenka et Alexander Zverev, qui demandent que l’ensemble des participants bénéficie d’une part plus importante des revenus générés par les tournois majeurs.

Ils souhaitent également une concertation accrue sur la gouvernance du tennis professionnel, ainsi que des contributions plus importantes aux fonds de pension, de santé et de maternité.

Un partage des revenus toujours contesté

D’après l’Australian Financial Review, Tennis Australia aurait généré environ 697,2 millions de dollars australiens (418,3 millions d’euros) de revenus, principalement grâce à l’Open d’Australie. La dotation 2026 représenterait ainsi environ 16 % de ces recettes, un ratio comparable à celui de l’US Open, mais supérieur à Wimbledon (13 %) et à Roland-Garros, dont les chiffres ne sont pas rendus publics.

Les joueurs espèrent une augmentation progressive sur cinq ans afin d’atteindre un niveau proche des 22 %, similaire à celui pratiqué sur certains tournois combinés ATP-WTA.

Cette situation relance plus largement le débat sur l’équilibre économique du tennis professionnel. Alors que les tournois du Grand Chelem génèrent des revenus toujours plus importants grâce aux droits télévisés et au sponsoring, de nombreux joueurs estiment que la redistribution ne reflète pas suffisamment leur rôle central dans le spectacle et l’attractivité du circuit.

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