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Bordeaux, La Corogne ou encore Schalke 04. Il semble loin le temps où ces formations s’offraient des affiches européennes et lorgnaient le haut du tableau de leur championnat respectif. Aujourd’hui, elles vivent loin de la lumière. Tantôt à cause de mauvais choix sportifs, tantôt en raison d’une gestion désastreuse. Parfois, les deux.

Bordeaux : de la Champions League au foot amateur

Il y a moins de vingt ans, les Girondins de Bordeaux dominaient la France. En 2009, sous la houlette de Laurent Blanc, la bande de Yoann Gourcuff et Marouane Chamakh remportait la Ligue 1 et la Coupe de la Ligue. Un exploit retentissant qui en cachera un autre, une saison plus tard, frôlant une qualification pour le dernier carré de la Ligue des Champions.

© PanoramiC

Hélas, l’histoire n’a pas été tendre avec les Bordelais. Déjà relégué en Ligue 2 en 2022, le FCGB a quitté le football professionnel au milieu de l’été 2024, criblé de dettes. Le club, toujours présidé par Gérard Lopez, évolue aujourd’hui en quatrième division française (N2). Pour la première fois depuis 1936, Bordeaux se familiarise avec le monde amateur. Malgré un redressement judiciaire, des finances fragiles et une gestion opaque, l’équipe ambitionne la montée devant un public toujours plus nombreux au Matmut Atlantique. Pour l’heure, le club au scapulaire est premier de sa série au quatrième échelon français.

Quand La Corogne se payait des géants

En 2003-2004, le Deportivo La Corogne réalise un parcours mémorable en Ligue des Champions. Il se classe deuxième de son groupe, derrière l’AS Monaco (futur finaliste) et devant le PSV Eindhoven, ainsi que l’AEK Athènes. L’aventure se poursuit avec l’élimination de la Juve… puis du Milan AC, après avoir pourtant été détruit au match aller (4-1). L’épopée prendra fin en demi-finale après une double confrontation serrée face à Porto, vainqueur de l’épreuve.

Sans star, mais avec un collectif solide doté de joueurs comme Fran González, Juan Carlos Valerón ou encore Diego Tristán, l’équipe dirigée par Javier Irureta a marqué l’histoire du football hispanique… avant de disparaître des radars. Après un début de millénaire doré, le champion d’Espagne 2000 peine à retrouver son rang. Le club galicien, qui a vécu au-dessus de ses moyens sans préparer l’avenir, quittera la Liga en 2011. S’ensuivront des années de yo-yo entre l’élite et la deuxième division, avant le drame : la chute en D3. Aujourd’hui, le « Depor » a retrouvé l’antichambre, toujours suivi par un public fidèle… et désormais appuyé sur un projet sportif plus sobre.

Schalke 04 : monument en perpétuelle reconstruction

Schalke 04 n’est pas seulement connu pour être le club fétiche de Marc Wilmots. En Allemagne, Schalke est une institution, le troisième plus grand club sportif du pays. Pourtant, depuis plusieurs saisons désormais, les sociétaires de l’incroyable Veltins-Arena évoluent en 2. Bundesliga.

© Orange Pictures / Photo News

Dans une instabilité permanente, Schalke 04 déçoit. Il semble loin le temps où le club sabrait le champagne après sa victoire finale en Coupe UEFA 1996-1997, tout comme celui où il multipliait les présences sur la scène européenne jusqu’en 2018. Depuis, les « Königsblauen » se sont surtout illustrés négativement : plus longue série de matchs sans victoire en Bundesliga, changements d’entraîneurs à répétition, vision à court terme, etc. Heureusement, à l’heure de rédiger ces lignes, l’équipe dirigée par Miron Muslic trône en tête de l’antichambre. De quoi retrouver l’élite au printemps prochain ?

Catégories :
Football

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