135
Views

La journée de ce lundi n’a rien eu d’ordinaire pour Besnik Hasi. À la suite d’une série d’échecs en championnat, la réunion hebdomadaire du RSC Anderlecht s’est transformée en un long débriefing. Le bilan récent, marqué par seulement deux points pris sur douze possibles, a suscité de vives interrogations en interne. Et sans doute aussi un peu de colère.

L’entraîneur kosovar a été interrogé face aux faiblesses constatées dans le fonctionnement de son équipe. Dans le même temps, il a pu défendre ses choix et il a aussi contextualisé certaines prestations jugées insuffisantes. Les joueurs ont eux aussi été placés face à leurs responsabilités. Jusqu’ici, Besnik Hasi conserve encore des soutiens au sein du club, mais une partie de la direction peine désormais aussi à adhérer aux prestations affichées par l’équipe.

Un maintien décidé sous condition

À l’issue de ces échanges, la décision a été prise de maintenir Besnik Hasi en poste. Un maintien à durée indéterminée, mais qui est, on s’en doute, assorti d’une pression maximale. Le Clasico de dimanche prochain face au Standard apparaît clairement comme un point de bascule. Une nouvelle contre-performance pourrait rendre la situation intenable tant sur le plan sportif que sur le plan de l’image. Et Besnik Hasi pourrait faire office de disjoncteur.

© Jan De Meuleneir/Photo News

Le problème, c’est que le calendrier n’offre aucun répit à Anderlecht. Dès jeudi, les Mauves disputeront la manche aller de la demi-finale de Coupe face à l’Antwerp, une rencontre capitale. Et c’est justement dans ce contexte d’urgence que la direction a estimé qu’un changement immédiat n’aurait pas offert suffisamment de garanties sportives à court terme. En outre, il apparaît qu’Anderlecht n’a actuellement pas de plan B pour remplacer Hasi.

Des interrogations sur la gestion du groupe

La réunion a également permis d’aborder le fond du projet sportif du RSCA. La gestion de l’effectif – et notamment l’utilisation limitée de certains joueurs – a été questionnée. Le manque de profondeur dans les choix et une animation offensive jugée trop prévisible figurent parmi les points soulevés.

Selon les informations, les discussions ont été assez dures, mais néanmoins constructives. Besnik Hasi a ensuite dirigé une séance d’entraînement dans un climat apparemment normal, sans signe de rupture.

© Nico Vereecken/Photo News

Le terrain comme juge de paix

Au-delà du staff, la question de l’implication des joueurs reste centrale. Le déplacement à Sclessin permettra de mesurer si l’équipe fait toujours bloc autour de son entraîneur. Il y a trois mois, une réaction collective avait permis de relancer la dynamique. Anderlecht espère un scénario similaire. Mais dimanche, c’est clairement l’avenir de Besnik Hasi qui se jouera alors que l’entraîneur n’a jamais gagné à Sclessin.

Catégories :
Football

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *