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Dimanche, à Sclessin, le Standard de Liège s’est imposé 2-0 face au RSC Anderlecht lors de la 23ᵉ journée de Jupiler Pro League, dans un Clasico très attendu mais finalement à sens unique. Les Liégeois ont affiché plus d’intensité et d’envie, concrétisant leur domination par deux buts avant l’heure de jeu, tandis qu’Anderlecht a peiné à exister collectivement dans le jeu.

Un Standard dominateur, un Anderlecht sans réaction

Le Standard a vite pris le dessus, mettant Anderlecht sous pression dès les premières minutes. C’est Ibrahim Karamoko qui a débloqué le score après une action collective bien menée (1-0, 29ᵉ).

Au retour des vestiaires, Rafiki Saïd a doublé la mise, laissant le gardien anderlechtois Colin Coosemans sans solution (2-0, 49ᵉ). Le RSCA, techniquement trop faible et manquant d’agressivité dans les duels, n’a jamais réussi à revenir dans la rencontre. Les rares tentatives mauves ont manqué de précision, illustrant le manque général de créativité et d’intensité dans le jeu bruxellois.

Réactions : colère, désarroi et critiques

Dans le camp anderlechtois, les réactions sont franches et sans détour : Colin Coosemans n’a pas caché sa frustration : « Pendant 30 minutes, on était nulle part… Quand je vois l’attitude de certains aujourd’hui, on ne gagnera pas comme ça », avant d’ajouter : « On est en crise… Ce n’est pas un problème avec le coach. On doit se regarder dans le miroir ».

Malgré ces mots du capitaine, la pression est également montée d’un cran sur l’entraîneur Besnik Hasi, déjà sous le feu des critiques pour le faible rendement de son équipe ces dernières semaines. Hasi avait lui-même reconnu la situation délicate en conférence de presse avant le match, affirmant qu’il « joue chaque semaine pour son emploi », soulignant l’ampleur des enjeux autour de sa position.

Mais à l’instar de son gardien, Hasi s’est plaint de l’engagement de l’équipe. « Quand ton meilleur joueur a 17 ans (Nathan De Cat, ndlr), ça en dit long ».

Du côté liégeois, les réactions sont diamétralement opposées. Après ce succès, certains joueurs ont mis en avant l’état d’esprit affiché sur le terrain : « On a fait une grosse performance… on a été récompensés pour notre mentalité », témoignant de la fierté de renverser une équipe réputée comme l’un des grands rivaux historiques.

La claque reçue à Sclessin met clairement en lumière les limites actuelles d’Anderlecht — tant dans l’exécution que dans l’état d’esprit — et relance les interrogations autour de la stratégie sportive et de l’avenir de Hasi à la tête de l’équipe.

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Football

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