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La défaite d’Anderlecht face à l’Antwerp (0-1) en demi-finale aller de la Coupe de Belgique laisse une impression mitigée. Encourageants pendant quarante-cinq minutes, les Mauves ont ensuite cédé mentalement au point de terminer la rencontre à neuf. Une soirée qui résume les maux d’un club en quête de repères.

Pour son premier match à la tête de l’équipe, Edward Still avait clairement tenté de provoquer une rupture avec les semaines précédentes. « On serait bête de continuer à faire la même chose », avait-il déclaré cette semaine. Cette approche a débouché sur des changements, des ajustements tactiques et un pressing plus haut. Et ça semblait fonctionner : Anderlecht avait retrouvé de l’intensité et une forme d’audace offensive. Du moins pendant un temps…

© Nico Vereecken/Photo News

Un diagnostic

Avant la pause, les Bruxellois ont affiché une maîtrise supérieure à celle observée récemment. « Notre pressing était bon et nous avons eu assez d’occasions pour ouvrir le score », a confirmé Edward Still, pointant notamment les situations de Bertaccini et Saliba.

Cette domination est restée stérile. Le Sporting n’a plus marqué depuis sept mi-temps, une donnée qui pèse dans l’analyse. À force de ne pas convertir ses temps forts, Anderlecht s’est exposé. Et le scénario redouté s’est produit juste avant la pause, sur phase arrêtée, après une séquence confuse au milieu de terrain.

© Tomas Sisk/Photo News

Des exclusions

Le but encaissé au pire moment a coupé l’élan bruxellois. « La manière dont l’Antwerp a marqué nous a fait mal », a reconnu Nathan Saliba, soulignant l’impact psychologique de cette ouverture du score. Et ce fait de jeu a définitivement déséquilibré la rencontre.

L’exclusion de Killian Sardella, sur un deuxième avertissement jugé sévère par Still, puis le carton rouge direct infligé à Moussa Diarra, ont contraint Anderlecht à revoir ses ambitions à la baisse. « Avec deux cartes rouges, nous avons surtout voulu éviter le 0-2 », a résumé l’entraîneur intérimaire qui a salué la prestation de Colin Coosemans.

© Nico Vereecken/Photo News

Une équation non résolue

Si le score laisse une chance mathématique avant le retour au Bosuil, la situation globale reste préoccupante. Anderlecht progresse dans l’intention et l’énergie, mais l’équipe demeure très fragile dans les zones décisives. « Comment marquer alors que nous restons sur sept mi-temps sans but ? », s’est interrogé Still, tout en appelant à persévérer dans cette voie.

La tâche s’annonce extrêmement compliquée pour Anderlecht lors du match retour au Bosuil, d’autant que les Mauves aborderont ce rendez-vous après un déplacement délicat à Genk et avec un bilan extérieur peu favorable en Pro League (12 points sur 33).

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Football

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