Seattle a renoué avec les sommets de la NFL. Dimanche, au Levi’s Stadium de Santa Clara (Californie), les Seahawks ont dominé les New England Patriots lors du Super Bowl 2026, s’imposant 29-13 au terme d’une finale assez bien maîtrisée. Favoris avant le coup d’envoi, ils ont confirmé leur statut grâce à une défense omniprésente et qui a été la véritable clé de ce succès.
Dès l’entame, le match s’est installé sur un rythme fermé. Seattle a pris les devants rapidement, mais sans parvenir à trouver la zone d’en-but dans les trois premiers quart-temps. Les Seahawks ont longtemps dû se contenter de coups de pied, face à une défense des Patriots également bien organisée. À la pause, l’écart restait limité, sans pour autant remettre en cause la mainmise de Seattle sur le match.
Une défense dicte sa loi
Le tournant est véritablement venu de l’intensité défensive imposée par les Seahawks. New England a peiné à exister offensivement, constamment mis sous pression. Le jeune quarterback Drake Maye, titularisé pour la première fois dans un Super Bowl, a subi les assauts répétés de la ligne défensive adverse. Sacké à plusieurs reprises, intercepté et poussé à la faute, il n’a jamais pu installer un rythme durable.

Cette domination s’est traduite concrètement dans le dernier quart-temps. Après un premier touchdown à la passe orchestré par Sam Darnold pour A.J. Barner, la défense de Seattle a scellé le sort du match. Une perte de balle forcée a permis à Uchenna Nwosu de filer en end zone, ce qui a donné une avance définitive aux Seahawks.
Des symboles pour Seattle
Si Sam Darnold a connu une soirée discrète sur le plan statistique, il remporte néanmoins le Super Bowl dès sa première saison à Seattle et après un parcours marqué par de nombreux changements de franchise. Mais c’est surtout Kenneth Walker III qui a marqué cette finale. Désigné MVP, le running back a cumulé 135 yards à la course et 26 à la réception, un niveau qui est rare dans ce type de compétition souvent dominée par les quarterbacks.

Ce succès a également une portée historique pour Seattle. La franchise prend sa revanche sur la finale perdue en 2015 face aux Patriots et s’impose pour la deuxième fois en Super Bowl, douze ans après son premier sacre.
Pour New England, cette défaite empêche un retour au sommet de la NFL et rappelle la difficulté de succéder à l’ère Tom Brady. Malgré deux touchdowns tardifs, les Patriots n’ont jamais réellement inquiété une équipe de Seattle sûre de sa force.

