Le champion de Belgique a dominé la classique espagnole sur gravel grâce à un numéro en solitaire de toute beauté. La lutte pour la deuxième place a toutefois été ternie par la lourde chute de Maxim Van Gils.
Attaque lointaine, long raid en solitaire
La Clásica Jaén, souvent surnommée la Strade Bianche espagnole, propose plus de trente kilomètres de chemins non asphaltés à travers l’Andalousie. Wellens n’a pas attendu les secteurs en gravier pour faire la différence. À environ 64 kilomètres de l’arrivée, il a placé une accélération tranchante… sur l’asphalte.
Seul le Britannique Mark Donovan a pu suivre un temps, avant de céder une dizaine de kilomètres plus loin. Wellens a alors creusé progressivement l’écart, dépassant la minute d’avance et donnant l’impression de maîtriser parfaitement la course.
Pidcock relance la course, Wellens résiste
La tension est toutefois remontée dans le final. Sur le dernier secteur en gravier de sept kilomètres, Tom Pidcock a lancé une offensive musclée. Avec Van Gils et Jan Christen dans sa roue, le trio est revenu dangereusement, réduisant l’avance de Wellens à moins de trente secondes.
La fin de course s’est transformée en suspense haletant, mais Wellens n’a pas craqué. Solide et régulier dans son effort, il a résisté jusqu’à la ligne pour lever les bras et décrocher sa première victoire de la saison.

« Je pensais que j’étais tombé »
À l’arrivée, Wellens affichait un large sourire. Il expliquait avoir ressenti très tôt de bonnes sensations et avoir décidé d’en profiter. Dans le final, il est lui-même passé tout près de la chute après avoir mal négocié un virage en gravier.
« J’ai vraiment cru que j’allais tomber, mais j’ai réussi à sauver la situation », a-t-il confié.
Une lourde chute dans le sprint
Le sprint pour la deuxième place a en revanche tourné au drame. Maxim Van Gils s’est retrouvé coincé entre les barrières et Jan Christen et a violemment chuté à pleine vitesse. Le Belge est resté un long moment au sol. La nature exacte de ses blessures n’est pas encore connue. Christen a par la suite été déclassé.
Pour Wellens, le message est clair : la forme est au rendez-vous et l’ambition aussi. Avec cette démonstration, il s’affirme déjà comme un homme à suivre pour les classiques du printemps.



