Le Club de Bruges n’ira pas plus loin en Ligue des champions. Battus 4-1 par l’Atlético Madrid, les hommes d’Ivan Leko quittent la compétition avec un sentiment mitigé. Pendant une mi-temps, ils ont rivalisé avec un adversaire pourtant supérieur sur le papier. Mais la seconde période a été très mal négociée et elle a scellé leur sort.
Dès l’entame, les deux équipes se sont observées. Par la suite, Bruges s’est progressivement libéré et s’est créé les premières situations franches. Vetlesen, bien servi après un mouvement collectif initié par Vanaken, a vu sa tentative contrée in extremis. L’Atlético a répondu par l’intermédiaire d’Alexander Sorloth. Lancé en profondeur, le Norvégien a ouvert le score après avoir résisté au marquage et profité d’une intervention insuffisante de Simon Mignolet.
Une première période pleine de promesses
Loin de céder, Bruges a immédiatement réagi. Ordonez a égalisé de la tête sur corner. Jusque là, la rencontre était encore équilibrée. Les Belges ont même eu l’opportunité de prendre l’avantage, mais c’était sans compter sur Jan Oblak qui a procédé à une intervention déterminante face à Vetlesen. Cette résistance a continué à nourrir l’espoir. Bruges semblait capable de prolonger son élan et de maintenir la pression sur une équipe madrilène parfois mise en difficulté. Mais…

Le basculement
Le scénario a toutefois changé au retour des vestiaires. Une mauvaise relance défensive a permis à Cardoso d’inscrire le deuxième but assez brutalement. Ce coup porté dès la reprise a modifié la dynamique. Bruges a tenté de conserver son organisation, mais l’équipe a systématiquement manqué de précision dans les derniers mètres.
L’Atlético a alors exploité les espaces. Entrés en jeu, Lookman et Griezmann ont dynamisé l’attaque. Et Sorloth, déjà buteur en première période, a fait basculer définitivement la rencontre en inscrivant deux nouveaux buts en fin de match.

Une élimination qui n’efface pas les progrès
Le score final ne doit pas être pris comme une conclusion. Car il faut reconnaître que Bruges a tenu tête à un habitué des grands rendez-vous européens pendant plus d’une heure. Cette capacité à exister face à un adversaire d’envergure confirme une nouvelle fois la progression du club. Certes, l’aventure européenne s’arrête ici, mais la performance globale laisse entrevoir une belle suite pour la saison.



