Deux finales très différentes, une conclusion commune : ici, on ne distribue pas encore les trophées du printemps, mais on envoie des signaux forts à la concurrence.
Omloop Het Nieuwsblad : une bataille d’usure
L’Omloop propose une nouvelle fois une finale exigeante vers Ninove. Après une longue approche à travers les Ardennes flamandes, les monts et les secteurs pavés s’enchaînent à grande vitesse. Le Molenberg, le Berendries et bien sûr la mythique Muur van Geraardsbergen, suivie du Bosberg, constituent les juges de paix. Celui qui aura encore du punch à cet endroit aura de grandes chances de s’imposer.
Cette année, la course prend une dimension supplémentaire avec la présence de Mathieu van der Poel. Le Néerlandais s’aligne avec Alpecin-Deceuninck et fait immédiatement figure de référence. S’il se sent bien, la course devient automatiquement plus explosive.
Mais le peloton est particulièrement relevé. Wout van Aert reste, malgré un début de saison irrégulier, un coureur taillé pour ce type d’épreuve. La maladie est toutefois venue perturber ses plans et il a dû déclarer forfait à la dernière minute hier. Il est remplacé par Pietro Mattio.
Des coureurs comme Tim Wellens, Tom Pidcock et le jeune Français Paul Magnier ont déjà affiché une excellente condition. Et si, contre toute attente, la course devait se jouer au sprint dans un groupe réduit, des hommes rapides comme Jasper Philipsen et Arnaud De Lie seront à l’affût.
Tout indique que la décision se fera dans les 40 derniers kilomètres. L’Omloop est rarement une affaire de calcul : ici, il faut oser.

Kuurne-Bruxelles-Kuurne : attaque ou sprint ?
Kuurne–Brussel–Kuurne continue cette année encore d’hésiter entre sprint massif et offensive lointaine. L’enchaînement d’une zone vallonnée exigeante et d’une finale plus plate rend le scénario difficile à prévoir. Beaucoup dépendra des intentions des équipes et des conditions météorologiques. Avec un temps sec et un vent modéré de sud-ouest, un contrôle du peloton dans le final semble tout à fait envisageable, ce qui devrait rassurer les sprinteurs.
Dans cette optique, Jasper Philipsen et Jonathan Milan s’imposent comme les principales références. Philipsen sait parfaitement comment gérer cette course et demeure redoutable dans un sprint massif classique. Milan, lui, mise sur sa puissance brute et se montre également très performant après une épreuve exigeante. Paul Magnier correspond aussi à ce profil : rapide, mais suffisamment solide pour franchir les difficultés sans encombre.
Tous les favoris ne miseront toutefois pas sur un sprint. Tim Wellens cherchera sans doute à dynamiter la course dans les bosses, tandis que Christophe Laporte peut à la fois anticiper et régler un groupe réduit. Dylan van Baarle, de son côté, espère une course sélective où l’endurance fera la différence.
Juste derrière, des coureurs comme Arnaud De Lie, Matej Mohorič et Stefan Küng restent en embuscade selon la physionomie de la course. De jeunes talents tels que Matthew Brennan peuvent également profiter d’un final ouvert. Mais si les équipes de sprinteurs maîtrisent la situation, des hommes rapides comme Philipsen et Milan devraient logiquement refaire surface.
Tout indique donc un nouvel épisode du traditionnel jeu du chat et de la souris en direction de Kuurne.

Favoris selon Golden Palace News
Omloop Het Nieuwsblad
**** Mathieu van der Poel
*** Paul Magnier, Tim Wellens
** Tom Pidcock, Matthew Brennan, Jasper Philipsen
* Arnaud De Lie, Dylan van Baarle, Ben Turner
Kuurne-Bruxelles-Kuurne
**** Jasper Philipsen, Jonathan Milan, Paul Magnier
*** Tim Wellens, Christophe Laporte, Dylan van Baarle
** Arnaud De Lie, Matej Mohoric, Stefan Küng, Matthew Brennan
* Cees Bol, Stefan Bissegger, Tom Crabbe, Jordi Meeus, Davide Ballerini
Le week-end d’ouverture ne ment jamais. Ceux qui brillent ici donnent immédiatement le ton pour le reste du printemps.



