Depuis que Jérémy Taravel a pris la succession d’Edward Still à la tête d’Anderlecht, les Mauves ont repris confiance. Invaincu comme T1, il a emmené son équipe en finale de la Coupe de Belgique et la place en Champions’ Play-offs est quasiment assurée. Mais le ciel pourrait s’assombrir au-dessus de la tête du Français.
Absence de diplôme
Pour entraîner au plus haut niveau, un coach doit disposer de la licence UEFA Pro. Un précieux sésame… que ne possède pas Jérémy Taravel. L’entraîneur de 38 ans n’est par ailleurs même pas inscrit à des cours pour pouvoir l’obtenir : la session de mars en Belgique est complète et Anderlecht n’a pas réussi à le caser, alors que la suivante aura lieu dans un an.

Jusqu’en 2024, être inscrit suffisait, pour autant qu’un adjoint possède cette licence UEFA Pro. Mais le règlement a changé et il est nécessaire de suivre la formation désormais. En outre, le banc d’Anderlecht ne compte aucun membre avec ce diplôme, Arnaud Djoum et Naïm Aarab n’ayant que l’UEFA A.

Date butoir : 10 avril
Anderlecht, après le départ de Still, avait 60 jours pour lui trouver un successeur disposant de ce diplôme. Cela nous amène à la date du 10 avril. Passé ce jour, le club s’expose à une amende de 1.336 euros par mois de retard. Ce montant, on peut imaginer qu’Anderlecht n’aura pas de mal à le payer si c’est pour conserver Taravel sur le banc, mais l’UEFA peut être plus stricte. Elle pourrait ainsi refuser, dans le pire des cas, de délivrer au Sporting sa licence européenne.
Quelle solution pour les Mauves ? Il n’y en a pas trente-six. Soit le club trouve un T1 qui dispose du diplôme requis – au risque de casser la dynamique enclenchée par Taravel – soit elle trouve un adjoint qui pourrait faire office d’homme de paille. Dans ses équipes de jeunes, certains coachs comme Stéphane Stassin ou Roel Clément pourraient convenir. Mais au moment de préparer le Topper de ce dimanche contre le Club Bruges, c’est un tracas dont le club bruxellois se serait bien passé.



