La 84e édition de Paris-Nice a rendu son verdict ce dimanche. Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike) s’impose au classement général avec une domination écrasante, tandis que le Français Lenny Martinez (Bahrain-Victorious) remporte la dernière étape de 129,2 km au sprint devant l’Allianz Riviera. L’arrivée avait été exceptionnellement déplacée de la Promenade des Anglais vers l’enceinte de l’OGC Nice en raison du premier tour des élections municipales.

Une finale animée, Martinez résiste à Vingegaard
La 8e étape n’a pas été une balade de santé. À 21 km de l’arrivée, dans la côte du Linguador, Vingegaard a accéléré pour faire exploser le groupe des favoris. Seul Lenny Martinez a réussi à s’accrocher à la roue du double vainqueur du Tour de France. Les deux hommes ont rapidement creusé un écart conséquent sur leurs poursuivants avant de se disputer la victoire au sprint devant l’Allianz Riviera. Le grimpeur français a tenu jusqu’au bout pour s’imposer devant Vingegaard, décrochant ainsi une nouvelle victoire d’étape de prestige après celles obtenues au Dauphiné et déjà sur Paris-Nice l’an dernier.
Vingegaard, une victoire et un record historique
Au classement général, le bilan de Vingegaard est monumental. Le Danois s’impose avec 4 minutes et 23 secondes d’avance sur le Colombien Daniel Felipe Martinez (Red Bull-BORA-hansgrohe), soit le plus grand écart enregistré sur Paris-Nice depuis 1939. Car cette course se joue habituellement à coup de secondes, mais pas plus. L’Allemand Georg Steinhauser complète le podium, devant deux Français : Kévin Vauquelin et Lenny Martinez. Jensen Plowright est le premier coureur de l’équipe Alpecin-Premier Tech et termine à la 18e place.

À sa troisième participation à l’épreuve, Vingegaard ajoute la Course au Soleil à un palmarès déjà exceptionnel qui comprend deux Tours de France en 2022 et 2023, la Vuelta l’an dernier ainsi qu’un Dauphiné, un Tour du Pays Basque et un Tirreno-Adriatico. Il repart également avec deux victoires d’étape. Sa domination n’a connu qu’un seul bémol : la perte de son principal rival, l’Espagnol Juan Ayuso, contraint à l’abandon sur chute dès la quatrième étape. Mais qu’importe, cette semaine, personne n’aura pu rivaliser avec le Danois.



