Au sommet du classement mondial, le Real Madrid se distingue avec l’indice le plus élevé, atteignant un score parfait de 100 %. Ce résultat reflète une stratégie très claire : recruter des joueurs jeunes et les conserver sur la durée, afin de construire une ossature stable. Le club madrilène devance Brentford FC, toujours en lice pour une première qualification en Ligue des champions, ainsi que Athletic Club, dont la saison est plus irrégulière mais qui reste solidement structuré sur le long terme.
Derrière ces références européennes, plusieurs clubs hors des cinq grands championnats parviennent à se hisser très haut. Les Seattle Sounders FC et le Philadelphia Union affichent ainsi les meilleurs indices en dehors du big-5. D’autres équipes comme le Shakhtar Donetsk, AZ Alkmaar ou encore le FK Zenit figurent également dans le top 20 mondial. Même le Club Bruges (12e) y devance le Paris Saint-Germain, le club français le mieux classé, ou encore l’AS Monaco.

Pour établir cette hiérarchie, le CIES s’appuie sur plusieurs critères combinés. La durée moyenne de présence des joueurs dans l’effectif permet d’évaluer la stabilité, tandis que l’âge moyen renseigne sur l’équilibre entre expérience et développement. À cela s’ajoute la durée restante des contrats, qui reflète la capacité d’un club à planifier l’avenir, ainsi que la taille de l’effectif. L’ensemble de ces données aboutit à un indice global censé mesurer le degré d’orientation à long terme de chaque équipe.
La Belgique bien représentée au niveau mondial
Dans ce contexte international, la Belgique tire particulièrement bien son épingle du jeu.
Le meilleur exemple est celui du Club Brugge, qui affiche un score de 85,2. Le club brugeois combine stabilité, jeunesse et anticipation contractuelle, un équilibre qui le place parmi les clubs les plus performants au monde dans ce domaine.

Derrière lui, le KRC Genk confirme son statut de référence en matière de formation. Sa politique repose sur le développement de jeunes joueurs, intégrés dans un cadre stable et sécurisés par des contrats relativement longs. Le Cercle Brugge complète ce trio de tête belge avec une stratégie encore plus orientée vers la jeunesse, affichant l’un des effectifs les plus jeunes du classement.

Une hiérarchie contrastée en Pro League
Des équipes comme RSC Anderlecht, La Gantoise ou Royal Antwerp se situent dans une zone intermédiaire, souvent révélatrice de projets en transition ou d’une gestion moins stabilisée.
Le contraste est encore plus marqué en bas de classement, où le Standard de Liège ferme la marche en Belgique. Cette dernière place traduit une instabilité plus importante : un effectif plus âgé, des contrats plus courts et une rotation plus fréquente.



