Ce samedi 21 mars, Sanremo, petite ville de Ligurie, sera le théâtre de l’arrivée du premier Monument de l’année. Comme chaque année, Milan-Sanremo (1.UWT) offrira 298 kilomètres où la Cipressa et le Poggio feront office de juges de paix dans la toute dernière partie de course. Le Slovène Tadej Pogacar (UAE Team Emirates – XRG) et le Néerlandais Mathieu Van der Poel (Alpecin-Premier Tech) sont les deux grands favoris de cette édition 2026 de la Primavera.
Un troisième larron ?
Van der Poel a déjà remporté ce Monument à deux reprises, en 2023 et 2025, et signe un début de saison particulièrement solide. Pogacar, de son côté, rêve de lever ses bras sur cette course pour la première fois, après avoir terminé 5e (2022), 4e (2023) et 3e (2024 et 2025). Mais ce duel entre les deux hommes pourrait-il servir à un troisième ?

Pour Filippo Ganna (INEOS Grenadiers), deuxième en 2023 et 2025, cela pourrait bien être le cas, mais à condition que Van der Poel parvienne à neutraliser Pogacar : « J’espère que Pogacar ne parviendra pas à distancer Van der Poel. S’il le fait, nous ne le reverrons plus jusqu’à l’arrivée. Mathieu est l’un des rares qui peut le garder à distance, ou plus tranquille », a-t-il commenté dans La Gazzetta dello Sport.
D’autres comme le Britannique Tom Pidcock (Pinarello Q36.5 Pro Cycling Team), le Français Romain Grégoire (Groupama – FDJ United) voire Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech) espèrent l’emporter aussi.

Cipressa ou Poggio ?
Ce que tout le monde se demande, c’est quand ils attaqueront : Cipressa ou Poggio ? L’an dernier, le Slovène avait placé une attaque dévastatrice dès la Cipressa. Seuls Van der Poel et Ganna avaient pu résister pour s’envoler avec lui vers Sanremo, où le Néerlandais avait réglé la course au sprint Via Roma.
Autant dire que le peloton risque d’être nerveux à l’approche de l’avant-dernière difficulté. Les outsiders chercheront à se positionner au mieux pour ne pas être surpris et pouvoir répondre à une potentielle attaque. Ou peut-être tenteront-ils d’attaquer avant le Champion du monde ? Comme lors de chaque édition, ce sont les trente derniers kilomètres qui décideront de la course, faisant oublier la monotonie des 260 premiers.



