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Alors que le peloton roulait à vive allure, Tadej Pogacar est parti à la faute sur un tronçon sans difficulté apparente, provoquant un effet domino. Wout van Aert a été retardé, tandis que Mathieu van der Poel n’a pas pu éviter totalement l’incident.

Une chute aux conséquences immédiates

Le Néerlandais est rapidement revenu sur cet épisode après l’arrivée : « Je n’ai pas vraiment vu ce qui s’est passé. Je n’étais pas directement dans la chute au départ. J’étais sur la droite et un vélo est venu vers moi, je ne pouvais plus l’éviter. Je suis tombé… c’est surtout ma main qui me fait un peu mal. » Une chute sans gravité apparente, mais qui a tout de même laissé des traces au moment d’aborder le final.

Mathieu van der Poel
© Luca Bettini / Sprintcyclingagency/Bettini/Photo News

Malgré cela, Van der Poel a démontré toute sa résilience. Revenu à l’avant après une poursuite intense, il s’est hissé dans le groupe de tête aux côtés de Pogacar et de Tom Pidcock. Pendant plusieurs kilomètres, le trio a fait figure de scénario idéal pour une explication entre puncheurs dans le final de la Primavera.

Un effort payé dans le Poggio

Mais dans le Poggio, l’accélération de Pogacar a été fatale. Van der Poel, déjà entamé par ses efforts pour revenir après la chute, a fini par céder à quelques kilomètres de l’arrivée. Repris ensuite par le peloton, il a vu ses espoirs de victoire s’envoler.

Le coureur d’Alpecin – Premier Tech a d’ailleurs reconnu que cet effort consenti plus tôt dans la course avait pesé lourd : « ÀLa chute a pesé, oui. Mais Tadej Pogacar aussi est tombé. Il était vraiment très fort. J’ai très vite senti que je devais donner mon propre tempo. » Une gestion nécessaire après la chute, mais qui l’a sans doute privé d’un peu de fraîcheur dans le moment décisif.

Au final, Mathieu van der Poel termine tout de même à une honorable 8e place, preuve de sa solidité malgré les circonstances.

Cet épisode illustre parfaitement la nature imprévisible de Milan-Sanremo. Une simple chute peut bouleverser la hiérarchie et transformer une finale attendue en duel entre favoris en une véritable course d’usure, où chaque effort compte — parfois bien avant les dernières ascensions.

Catégories :
Cyclisme

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