168
Views

Le Tour de Catalogne 2026 n’a pas été de tout repos pour Remco Evenepoel. Dès la 3e étape, le Belge a animé la course avec une offensive spectaculaire en compagnie de Jonas Vingegaard, avant d’être victime d’une chute dans les derniers hectomètres.

Un incident qui a marqué le reste de sa semaine. « Sans cette chute, le scénario aurait pu être différent », a-t-il reconnu, conscient d’avoir laissé filer une opportunité importante au général. Malgré la douleur, il a serré les dents pour terminer l’épreuve, preuve d’une certaine résilience. « J’ai eu mal, mais je voulais aller au bout et ne rien lâcher », a-t-il également confié.

Vingegaard trop fort en montagne

Face à un Vingegaard impressionnant en altitude, Evenepoel a dû s’incliner. « Jonas était très fort, surtout dans les montées finales », a-t-il admis avec lucidité. Le Belge n’a pas cherché d’excuses, même s’il a reconnu ne pas être encore à 100 % de ses moyens.

« Je n’étais pas au maximum, mais je me sens déjà mieux qu’il y a quelques semaines », a-t-il expliqué. Une progression encourageante, même si l’écart avec les meilleurs grimpeurs reste encore à combler. « Il me manque encore un peu pour rivaliser dans ce type d’efforts très longs », a-t-il ajouté avec franchise.

Un rôle d’équipier assumé

Autre enseignement de cette semaine : la capacité d’Evenepoel à se mettre au service du collectif. Sur certaines étapes, il a roulé pour ses coéquipiers lorsque ses ambitions personnelles s’étaient envolées.

Une attitude qu’il assume pleinement : « Quand la victoire n’est plus possible, il faut aussi penser à l’équipe ». Une évolution notable dans son approche, lui qui a souvent été habitué à courir pour lui-même. Cela montre aussi une volonté de s’inscrire dans une dynamique collective plus forte.

Entre satisfaction et frustration

Au moment de tirer le bilan, le champion belge affichait un sentiment contrasté. « C’est une petite déception, parce que je pense que Jonas était prenable dans certaines conditions », a-t-il confié.

Remco Evenepoel
© Luis Angel Gomez / Sprintcyclingagency/Bettini/Photo News

Mais il préfère retenir le positif : « Je suis satisfait de ma semaine. Il y a eu de bonnes sensations et je sais sur quoi travailler ». Une analyse lucide, qui reflète un coureur conscient de sa marge de progression. « Il n’y a aucune raison de paniquer », a-t-il insisté, se voulant rassurant sur son état de forme.

Cap sur les Ardennaises

Avec les classiques ardennaises en ligne de mire, Evenepoel reste serein. « Il me reste du temps avant les Ardennaises, donc il n’y a pas de stress », a-t-il assuré. Un message clair alors que ses grands objectifs du printemps approchent à grands pas.

Catégories :
Cyclisme

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *