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Le Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta accueillait 66.000 spectateurs pour une répétition générale. Mené au score après 38 minutes sur une réalisation de McKennie, la Belgique a renversé les États-Unis en seconde période en s’imposant finalement 5-2 dans un match à deux temps distincts. Deux mois avant le coup d’envoi d’un Mondial que les Américains co-organisent, le résultat a résonné bien au-delà des frontières belges. La presse internationale, de Paris à Berlin en passant par Londres, a salué la démonstration offensive tout en pointant les fragilités du pays hôte.

© Peter De Voecht/Photo News

Un réveil décisif après la pause

La première période a mis les Diables en difficulté. Trop hauts sans presser suffisamment, ils ont concédé des espaces dans leur dos et encaissé un but sur une combinaison américaine bien construite. Rudi Garcia l’a reconnu : « on voulait tenter trop de passes décisives trop vite, sans avoir les solutions. On allait trop haut sans presser et on prenait des ballons dans le dos. » La pause technique imposée par les conditions climatiques a cependant constitué un tournant. Réorganisés en un bloc compact, les Belges ont repris la main dès le retour des vestiaires.

Zeno Debast a égalisé juste avant la mi-temps, puis Onana, De Ketelaere sur penalty et un double Lukebakio ont définitivement plié la rencontre. Sur le plan défensif, les deux buts encaissés doivent peu à la ligne arrière : le premier résulte d’un bloc américain bien exécuté sur Saelemaekers et le second d’une perte de balle de Tielemans.

© Peter De Voecht/Photo News

Doku et Lukebakio, les arguments offensifs

L’accélération belge a reposé sur deux hommes. Jérémy Doku a été impliqué sur les trois premiers buts, pesant constamment sur une défense américaine incapable de contenir ses changements de rythme. Garcia l’a qualifié de « détonateur », comparable à Kvaratskhelia dans son registre. Dodi Lukebakio est entré en cours de jeu et a inscrit un doublé qui rappele que la profondeur de banc belge constitue un atout réel à ce niveau.

La démonstration a donc été sans appel. Offensivement, les Diables ont affiché une palette rare : vitesse, efficacité dans les petits espaces et capacité à accélérer au moment précis où l’adversaire se déréglait. En face, les États-Unis ont terminé la soirée avec davantage de questions que de certitudes à trois mois d’un Mondial qu’ils co-organisent. Pour une équipe censée profiter de son statut de pays hôte pour gagner en crédibilité, la soirée d’Atlanta restera comme l’un des avertissements les plus sévères de l’ère Pochettino.

© Vincent Kalut/Photo News

Un onze quasi dessiné pour le Mondial

Au-delà du résultat, Garcia a aligné un groupe très proche de ce qui constituera son ossature pour l’Égypte le 15 juin à Seattle. Il suffit d’y ajouter Courtois dans les buts, Lukaku en pointe et vraisemblablement Tielemans dans l’entrejeu pour avoir un onze de départ presque définitif. Le poste d’ailier droit reste le seul vrai point d’interrogation : Lukebakio a marqué des points samedi, davantage que Saelemaekers, en attendant le retour de Trossard. Le match de mardi à Chicago contre le Mexique servira moins à trancher ces questions qu’à affiner la rotation pour les 26 sélectionnés.

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Football

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