Encore un drame majeur pour le football italien. Pour la troisième (!) Coupe du Monde consécutive, les Azzurri sont les grands absents du Mondial de football. Après une soirée dramatique en Bosnie-Herzégovine, l’Italie s’incline aux tirs au but. Les médias italiens ne mâchent pas leurs mots.
🇧🇦: ✅✅✅✅
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🇮🇹: ❌✅❌
BOSNIA BEAT ITALY ON PENALTIES AND WILL PLAY AT THE 2026 @FIFAWorldCup 🎉#WCQ | #EuropeanQualifiers pic.twitter.com/pgfeHWkENU
Foudroyant. C’est le terme le plus approprié pour décrire la réaction des médias italiens. « Pour la troisième fois de suite, nous sommes spectateurs devant la télévision », conclut amèrement le journal sportif La Gazzetta dello Sport. « Absents du tournoi le plus important depuis 2014 : l’apocalypse continue pour notre football. »
Selon le quotidien sportif italien, plusieurs causes expliquent cette élimination : le carton rouge d’Alessandro Bastoni, les lacunes de l’équipe, et quelques décisions controversées de Turpin (l’arbitre, réd.).
L’Italia non giocherà il Mondiale per la terza volta di filahttps://t.co/Oc0ES7Qxtv
— La Gazzetta dello Sport (@Gazzetta_it) March 31, 2026
Un groupe surestimé et arrogant
Chez Tuttosport également, on n’épargne pas les footballeurs italiens. « C’est un groupe de joueurs surestimés et arrogants, sans qualité. » Douloureux. Ils réclament par conséquent une révolution au sein de la direction.
Beaucoup estiment d’ailleurs que le problème est plus profond qu’un simple match. « C’est l’échec d’un système », commence Ivan Zazzaroni,rédacteur en chef du pôle football au Corriere dello Sport. « Ce résultat négatif montre que les fondements, les règles, les procédures ou la mentalité du mécanisme du football italien sont défaillants. »

« Nous avons gagné contre de grandes stars, mais aujourd’hui nous sommes en difficulté face à un quadragénaire (Edin Dzeko, réd.) et un groupe de bénévoles motivés. » Zazzaroni ne s’est pas arrêté là. « La qualification était une question de dignité nationale. Ne pas participer à un tournoi à 48 nations est humiliant. Chacun doit prendre ses responsabilités et laisser sa place aux autres. » Des mots clairs, mais seront-ils écoutés ?
Les footballeurs italiens disposent désormais de quatre ans pour digérer ce troisième traumatisme consécutif.



