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À l’approche de Paris-Roubaix, Jasper Philipsen et Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) affichent des ambitions claires, tout en rappelant combien cette classique reste imprévisible. 

Philipsen en soutien 

Philipsen aborde l’épreuve avec confiance après ses récentes victoires. « Ce n’est pas mal de se présenter au départ de Paris-Roubaix avec deux victoires à son actif. Tout cela permet d’alléger un peu la pression », souligne-t-il. Le Belge s’attend néanmoins à une course rapidement intense, d’autant que les premiers kilomètres ont été modifiés : « Reste à savoir si, grâce à tout cela, la course démarrera plus vite. » Selon lui, la lutte pour l’échappée matinale et la ruée vers le Bois de Wallers-Arenberg resteront des moments clés. 

Alpecin-Premier Tech favori ? © Nico Vereecken/Photo News

Le sprinteur d’Alpecin-Premier Tech insiste aussi sur les conditions de course et l’enchaînement des efforts : « Les courses s’enchaînent à un rythme effréné… c’est une tendance qui dure depuis un certain temps déjà. » Le vent pourrait jouer un rôle déterminant, en accélérant encore le tempo : « S’il souffle dans le dos, on assistera à nouveau à un départ fulgurant. » Dans ce contexte, Philipsen estime que plusieurs scénarios restent possibles, y compris celui d’une échappée longue durée. 

La chance pour Van der Poel ? 

De son côté, van der Poel ne cache pas ses ambitions après ses victoires en 2023, 2024 et 2025 : « Bien sûr, cette quatrième victoire me trotte dans la tête. » Le Néerlandais, qui pourrait égaler Roger De Vlaeminck et Tom Boonen, rappelle toutefois que la course ne se joue pas uniquement sur les pavés : « Ce sont souvent les tronçons entre deux secteurs qui sont les plus dangereux pour les échappées. » Il insiste sur l’importance du vent et du placement dans ces zones exposées. 

Mathieu Van der Poel. © Cor Vos/Cor Vos/Photo News

S’il apprécie la reconnaissance du parcours, il reste prudent : « À Paris-Roubaix, la chance joue toujours un rôle. Le danger se cache derrière chaque virage. » Porté par le public, il sait aussi qu’il faut garder le contrôle : « Il ne faut pas aborder certains passages de manière trop agressive. Le risque de commettre une erreur est alors très élevé. » Entre vitesse, stratégie et gestion du risque, cette édition s’annonce une nouvelle fois indécise. 

Catégories :
Cyclisme

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