219
Views

Après Milan-Sanremo et le Tour des Flandres, place à Paris-Roubaix (258,3 km). L’Enfer du Nord et ses 54,8 km de secteurs pavés est le troisième Monument de l’année et s’annonce déjà comme une course passionnante avec un duel entre le Slovène Tadej Pogacar (UAE Team Emirates – XRG) et le Néerlandais Mathieu Van der Poel (Alpecin-Premier Tech).

Le premier a remporté les deux premiers Monuments de l’année et il ne lui manque que Paris-Roubaix pour les accrocher tous à son palmarès. Le second reste sur trois victoires consécutives sur les pavés français et ne serait pas contre lever les bras une quatrième fois au vélodrome de Roubaix.

La passe de quatre pour Van der Poel ? © Cor Vos/Cor Vos/Photo News

Pogacar trop fort ?

Mais ce duel entre les deux coureurs aura-t-il vraiment lieu ? À Milan-Sanremo comme au Tour des Flandres, Van der Poel a dû puiser dans ses réserves pour suivre Pogacar sans y parvenir jusqu’au bout. Le Néerlandais est fort cette saison, mais probablement moins que par le passé. Tout du moins, en comparaison avec le Slovène.

Car cette année, le coureur d’UAE parait au pic de sa forme et difficile de voir quelqu’un être actuellement capable de le battre à la régulière. Pogacar a montré qu’il pouvait se montrer à l’aise sur les pavés et ce terrain n’est donc plus forcément un avantage pour ses concurrents. Toutefois, plus qu’ailleurs, Paris-Roubaix est aussi une question de chance : crevaison(s), chute(s), mauvais placement ou autres problèmes techniques peuvent faire basculer la course.

Enfin la bonne pour Wout Van Aert ? © Cor Vos/Cor Vos/Photo News

La dernière chance de Van Aert ?

C’est d’ailleurs pour ça qu’un outsider peut encore espérer gagner cette course. L’Italien Filippo Ganna (INEOS Grenadiers) émerge à cette catégorie, mais on pense surtout à Wout Van Aert (Team Visma | Lease a Bike). Le début de saison du Belge est particulièrement solide et il donne même l’impression de monter en puissance au fil des courses. S’il a la chance avec lui, une victoire à Paris-Roubaix est tout à fait possible.

Les années précédentes, Van Aert n’a pas été épargné par les malheurs, sans quoi il aurait probablement déjà remporté une fois ce Monument. Si les planètes s’alignent, rien n’est impossible pour celui qui n’aura pas la pression ni le poids de la course sur ses épaules. Ce serait d’autant plus magnifique qu’on sent que c’est peut-être la dernière fois qu’il en est capable.

Catégories :
Cyclisme

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *