La saison de Romelu Lukaku à Naples tourne au fiasco. Sept matches, un but, des blessures à répétition et désormais un conflit ouvert avec sa direction : le SSC Napoli a annoncé fin mars que l’attaquant belge n’avait pas répondu à la convocation pour la reprise des entraînements et qu’elle se réservait le droit d’engager des mesures disciplinaires. Le directeur sportif Giovanni Manna a été explicite : « il sait qu’il y aura des conséquences. »
L’élément déclencheur est connu : lors de la dernière trêve internationale, Lukaku est resté en Belgique pour poursuivre sa rééducation d’une inflammation du fléchisseur de la hanche, contre la volonté du club. Une décision unilatérale qui a fortement tendu sa relation avec Naples, même si le règlement de Serie A encadre strictement toute procédure disciplinaire : avertissement, amende, réduction de salaire et exclusion devant être appliqués par étapes successives.

Un départ inévitable ?
Naples n’est pas contre un départ de son attaquant, sous contrat jusqu’en 2027, et pourrait même envisager de le libérer. Du côté turc, Besiktas et Fenerbahçe ont d’ores et déjà manifesté leur intérêt pour récupérer le Diable Rouge en fin de saison. Des pistes qui illustrent davantage une sortie par la petite porte qu’une relance au sommet.
C’est là qu’intervient la piste juventine, aussi surprenante que séduisante sur le papier. Selon les médias italiens, la Vieille Dame aurait inscrit Lukaku sur sa liste de recrues potentielles pour l’été. Après l’Inter, l’AS Roma et Naples, ce serait un quatrième grand club transalpin pour le meilleur buteur de l’histoire des Diables Rouges.
Lukaku en concurrence directe
Le problème est que la Juventus ne mise pas uniquement sur Lukaku. Selon la Gazzetta dello Sport, la Vieille Dame prépare une refonte ambitieuse avec six recrues ciblées : Sandro Tonali, Riccardo Calafiori et Alisson Becker côté profils sous contrat, et Bernardo Silva, Robert Lewandowski ainsi que Marcos Senesi parmi les joueurs libres en fin de saison. Lewandowski notamment, annoncé partant du FC Barcelone, est directement en concurrence avec Lukaku pour le poste d’avant-centre. La marge de manœuvre financière de Turin reste par ailleurs contrainte et l’accès à la Ligue des champions conditionne toute l’ambition estivale du club.
Dans ce contexte, la piste Lukaku ressemble davantage à une option de repli qu’à une priorité. À 32 ans, avec une saison quasi blanche derrière lui et une situation contractuelle compliquée, le Belge devra convaincre là où ses récentes performances ne plaident pas en sa faveur.



