Le 18 janvier, le Stade du Pays de Charleroi vibrait. Ce jour-là, le Sporting de Charleroi venait de s’imposer 2-0 contre le Standard. Plus que dans les chiffres, c’est dans la manière que les Hennuyers avaient surpassé les Liégeois. Les hommes de Vincent Euvrard s’étaient montrés particulièrement apathique, comme déconnectés de la réalité du terrain. Les Zèbres, quant à eux surfaient sur leur gros début d’année 2026 après la qualification en Coupe aux dépends du Club Bruges.

« Nos adversaires étaient prêts contrairement à nous », concède Adnane Abid, l’ailier verviétois du Standard, dans des propos rapportés par Sudinfo, à l’aube d’une nouvelle rencontre entre les deux ennemis wallons, ce samedi. « Ce mauvais souvenir maintient un sentiment de revanche et de rage au sein de notre vestiaire. D’autant que nous savons que ce choc wallon représente un rendez-vous important aux yeux de nos supporters. »
Le Standard plus impliqué ?
Trois mois plus tard, pas mal de choses ont changé. Les Liégeois ont repris un peu de poil de la bête, même s’ils restent sur une défaite face à Westerlo. Les absences marquantes comme contre Charleroi n’ont plus été visibles et les Rouches ont même accroché quelques beaux résultats à leur tableau de chasse : victoire 2-0 contre Anderlecht, partage 1-1 contre l’Union et victoire 0-3 à Genk.

Les résultats restent en dents de scie, mais sont finalement plus liés aux qualités intrinsèques du noyau qu’à son implication pure. Ce qui n’a pas empêché les Rouches de lutter jusqu’au bout pour les Champions’ Play-offs. En Europe Play-offs, le Standard a également réussi à mettre fin à sa série de 30 rencontres sans victoire en venant à bout d’Oud-Heverlee Louvain en ouverture (1-3). Tout n’est pas parfait, loin de là, mais il y a au moins plus de consistance.
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Certains joueurs ont évolué depuis la dernière confrontation. Adnane Abid en est un bon exemple, lui qui a eu besoin de six bons mois pour digérer son passage de la D2 à la D1. Gustav Mortensen a fait son trou sur le flanc gauche de la défense, Rafiki Saïd a montré de très bonnes choses comme détonateur offensif.

Charleroi dans le creux
Du côté de Charleroi, c’est assez différent. Le 18 janvier, on l’a dit, les Zèbres étaient en pleine bourre. Avec Hans Cornelis sur le banc, le soufflé est rapidement et bien monté au point que les Carolos ont un temps titillé le top 6. À l’époque, certains rêvaient ouvertement d’une présence en Champions’ Play-offs et de se qualifier pour la finale de Coupe de Belgique.
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Trois mois plus tard, Charleroi a surtout dû se battre pour éviter les Relegation Play-offs, a été éliminé en demi-finale de la Croky Cup et la direction s’est séparée de Cornelis après une série de 10 matchs sans victoire. Si le Standard a légèrement progressé, Charleroi s’est lui effondré.

Un nouveau coach
Certes, sous les ordres de Mario Kohnen, les Sportingmen ont renoué avec le succès en s’imposant 1-2 à l’Antwerp, mais les pensionnaires du Bosuil sont encore plus mal. Charleroi doit confirmer, montrer qu’il y a eu un vrai rebond, et le choc wallon est peut-être le meilleur moment pour le faire. Mais l’équipe reste malade et montre de vraies difficultés dans tous les secteurs du jeu. Parfait Guiagon, symbole du Charleroi à qui tout réussissait, est aussi le symbole de ce Sporting qui est à la peine.
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Le nouvel entraîneur de Charleroi reste un novice comme T1, lui qui, jusque là, n’avait effectué qu’un interim à Eupen – et sans être seul aux manettes. Difficile de savoir dès lors ce qu’il va pouvoir apporter concrètement aux Zèbres. Mais une chose est sûre, c’est qu’avec Hans Cornelis le groupe était arrivé au bout du chemin.



