Longtemps dominés et en manque d’inspiration, Anderlecht a aussi dû composer avec plusieurs coups durs physiques en première période, ce qui a encore compliqué leur organisation et leur capacité à réagir face à l’intensité malinoise.
Une première mi-temps à sens unique
Dès l’entame, les Anderlechtois ont souffert face à une équipe malinoise plus agressive et mieux organisée. Les occasions les plus dangereuses ont été pour les locaux, notamment via Benito Raman, particulièrement remuant contre son ancien club, mais trop imprécis dans le dernier geste.
Les Mauves ont aussi été touchés physiquement avec les sorties sur blessure de Stroeykens et Raman, ce qui a encore désorganisé leur animation offensive.
La domination locale s’est concrétisée juste avant la pause : Boersma a profité d’un duel mal négocié par Kana pour enchaîner et tromper Coosemans d’une frappe puissante (45+8, 1-0). Un avantage logique tant Anderlecht semblait sans solution.
Le tournant des remplacements
Au retour des vestiaires, le scénario ne change pas immédiatement : Anderlecht reste brouillon et peu inspiré. Mais les changements opérés à l’heure de jeu vont complètement relancer la rencontre.
Entré en jeu, Cvetkovic frappe immédiatement fort : sur son tout premier ballon, il égalise (61e, 1-1). Dix minutes plus tard, c’est Bertaccini qui fait basculer le match en faveur des Bruxellois (71e, 1-2), profitant d’une défense malinoise soudainement plus friable.

Une victoire précieuse mais laborieuse
Sans être convaincant dans le jeu, Anderlecht repart de Malines avec trois points essentiels dans la course au podium dans cette Jupiler Pro League. Cette victoire permet aux Bruxellois de rester au contact de la troisième place, désormais à un point de Saint-Trond, qui jouera ce dimanche à La Gantoise.
Une prestation globalement inquiétante dans le contenu, mais sauvée par l’impact immédiat du banc.



