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Les fans de Formule 1 ont dû prendre leur mal en patience. Alors que la saison venait à peine de commencer avec les Grand Prix d’Australie, de Chine et du Japon, la guerre en Iran a rebattu les cartes dans la région. Les courses d’Arabie Saoudite et du Qatar ont été annulés, ce qui a provoqué une pause de 5 semaines entre le GP au pays du Soleil levant (29 mars) et celui de Miami (3 mai), et le retour d’une course sprint, la deuxième de la saison après le Japon.

GP de Miami : une course très récente

Ce ne sera que la 5e édition du Grand Prix de Miami, disputée aux alentours du Hard Rock Stadium, stade utilisé notamment par l’équipe NFL des Miami Dolphins. Max Verstappen a remporté les deux premières éditions avant que les McLaren Boys (Norris et Piastri) remportent les deux suivantes. Le pilote britannique avait remporté la première course de sa carrière en Floride, ce qui avait aussi coïncidé avec le renouveau des McLaren à partir de là.  Lando Norris signera 7 pole positions après ce grand prix mais n’en remportera que trois. Bien que disposant de la meilleure voiture en deuxième partie de saison, Lando Norris ne parviendra pas à réellement inquiéter Max Verstappen jusqu’au bout. En 2025, c’est Oscar Piastri qui a le vent en poupe, signant une troisième victoire consécutive. A ce moment de la saison, l’Australien fait figure de favori pour le titre, et semble avoir pris l’ascendant sur son coéquipier. Pour ce début de saison 2026, difficile tant pour les McLaren que les Red Bull, le GP de Miami ne pourrait pas être pire que les autres, d’autant que l’écurie anglaise débarque en Floride avec des améliorations.

La sécurité et le style de pilotage en cause en début de saison

Le Grand Prix de Miami est aussi la première course depuis le réajustement du règlement suite aux critiques des pilotes. Les performances et l’adaptation à la conduite de ces nouvelles monoplaces ont fait couler beaucoup d’encre. La qualification est ainsi devenue un exercice de gestion de l’énergie plutôt qu’un réel combat contre le chrono. En course, les écarts de vitesse entre ceux activant le Boost Mode ou pas ont créé de grandes différences de vitesse, provoquant notamment l’accident d’Oliver Bearman au Japon, qui roulait 50 km/h plus vite que Franco Colapinto ! En course, d’autres se sont aussi plaint d’un soudain regain de puissance, étant « obligé » de dépasser… pour se faire doubler par la suite en ligne droite car la batterie était vide.

Ce qui change à partir du GP de Miami

Le super clipping, phénomène où la voiture ralentit pour recharger la batterie, devrait être limité. Dorénavant, la puissance maximale a été augmentée (de 250 à 350 kW) et la recharge autorisée en qualifications a été réduite (8 mégajoules à 7). Le résultat ? Les pilotes devraient pouvoir se concentrer sur le chrono en qualifications plutôt que sur la récupération d’énergie tandis qu’en course, les pertes de vitesse en fin de lignes droites devraient être moins brutales, et plus progressives. La puissance du boost mode a aussi été réduite. Un système de détection de démarrage à faible puissance aidera aussi les monoplaces à s’arracher plus rapidement de la grille de départ, diminuant les risques de collision.

Les Mercedes à nouveau devant tout le monde ?

Ces changements ont pour but de rendre les courses plus lisibles et de diminuer les dépassements en « yo-yo », certaines bagarres sur la piste étant jugées artificielles. Mais quel impact cela aura-t-il sur la tête de la course ? Les Mercedes de George Russell et de Kimi Antonelli dominent ce début de saison, avec 1 victoire pour le Britannique et 2 pour l’Italien, qui mène le championnat pour l’instant. Les Ferrari restent à l’affût alors que les McLaren semblent lègèrement remonter la pente. Qui du reste ? Les premières impressions tomberont avec les premiers essais libres prévus ce vendredi à 18h. Start your engine, Gentlemen…

Catégories :
Formule 1

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