204
Views

La rencontre aller de la demi-finale entre l’Atlético Madrid et Arsenal fut une histoire de penaltys, bien loin du spectacle proposé la veille par le Paris Saint-Germain et le Bayern Munich. Les Gunners avaient ouvert la marque en première période grâce à un penalty de Viktor Gyökeres, mais Julián Alvarez en avait transformé un, en seconde période, pour les Madrilènes.

Ben White. © Ropero/PsnewZ/Photo News

Anglais et Espagnols se retrouvent donc ce mardi pour une manche retour très ouverte. Avec ses 35 buts inscrits, l’Atlético Madrid est l’une des meilleures équipes offensives de cette saison de Ligue des Champions. Mais en face, Arsenal à un autre argument de poids à faire valoir : sa défense.

6 buts encaissés, 8 clean sheets

Jusqu’à présent, Arsenal n’a pas encore perdu le moindre match de Ligue des Champions. Les Londoniens affichent un bilan de dix victoires pour trois partages (Atlético Madrid, Bayer Leverkusen, Sporting Club Portugal). Les hommes de Mikel Arteta sont très solides, notamment grâce à leur défense.

Gabriel. © Ropero/PsnewZ/Photo News

Sur les treize rencontres disputées lors de cette édition, Arsenal n’a encaissé que six buts et a gardé ses filets inviolés à huit reprises ! Malgré des rencontres contre le Bayern Munich, l’Atlético Madrid en phase de ligue et en demies, ou encore l’Inter Milan, c’est le Kairat Almaty qui a été le plus efficace contre les Gunners : les Kazakhstanais ont inscrit deux buts face à la meilleure défense de cette Ligue des Champions.

Saliba – Gabriel, le cœur de la muraille

Au cœur de la solidité d’Arsenal en Ligue des Champions, la charnière formée par William Saliba et Gabriel Magalhães s’impose comme l’une des plus fiables du continent. Complémentaires dans leurs qualités, les deux défenseurs centraux allient puissance, lecture du jeu et sérénité dans les moments de pression. Leur entente, peaufinée au fil des saisons, permet à Arsenal de contrôler la profondeur et de limiter drastiquement les occasions adverses.

Saliba, Gabriel, Rice. © UlrichHufnagel/Witters Sport /Photo News

Face aux attaques les plus redoutables d’Europe, Saliba et Gabriel affichent une constance remarquable. Le Français brille par son élégance et son sens de l’anticipation, tandis que le Brésilien impose son impact physique et son agressivité maîtrisée dans les duels. Ensemble, ils constituent un rempart difficile à contourner, symbole d’une équipe londonienne devenue mature et redoutable dès lors qu’il s’agit de défendre son territoire sur la scène européenne.

Gabriel et Saliba. © Laurent Lairys/PsnewZ/Photo News

Autour de ce socle, les latéraux et le milieu de terrain jouent un rôle déterminant dans l’équilibre défensif. Sur les côtés, Ben White et Riccardo Calafiori/Jurriën Timber apportent à la fois rigueur et capacité de projection, tout en resserrant l’axe sans ballon pour protéger la charnière. Devant eux, le travail de l’entrejeu, mené notamment par Declan Rice, assure un écran constant, coupant les lignes de passe et réduisant l’exposition des centraux. Cette coordination collective renforce l’impression de maîtrise dégagée par Arsenal, où chaque ligne agit en complémentarité pour verrouiller les espaces.

Thierry Henry et Arsenal en 2006. © Peter De Voecht/Photo News

Vingt et dix ans plus tard

Arsenal est aux portes de sa deuxième finale de Ligue des Champions. En 2006, les Gunners avaient perdu contre le FC Barcelone où un certain Léo Messi commençait à faire parler de lui. Signe du destin, peut-être, cette saison-là, Arsenal avait éliminé un autre club espagnol en demi-finale : Villarreal.

Pour l’Atlético, il faut remonter à dix années pour retrouver trace de leur dernière finale en C1. À l’époque, comme en 2014, le Real Madrid avait brisé les rêves de sacre européen ultime. Diego Simeone espère atteindre une troisième fois la finale et que ce soit enfin la bonne.

Catégories :
Football

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *