Du 8 au 31 mai, le cyclisme vibrera au rythme du Giro d’Italia. Le Tour d’Italie est le premier des trois grands tours de la saison, mais il s’annonce comme le moins fourni en grands noms. Car à côté du Danois Jonas Vingegaard (Team Visma | Lease a Bike), dont c’est la première participation, la liste ne recèle aucune autre super star du cyclisme mondial.

Pour le double vainqueur du Tour de France, la route semble toute tracée vers une victoire finale, surtout après son gros début de saison et ses victoires à Paris-Nice et au Tour de Catalogne où il a été ultra dominant. C’est encore plus vrai quand on s’intéresse au parcours qui devrait faire les affaires du coureur de 29ans.
Du plat et de la haute montagne
Le parcours du Giro 2026 se distingue par une proportion plus importante d’étapes favorables aux sprinteurs, notamment lors de la première semaine en Bulgarie et sur plusieurs profils plats ou peu accidentés. Plusieurs arrivées massives sont attendues, avec des étapes dessinées pour un contrôle des équipes de sprinteurs et une lutte pour le maillot cyclamen. Ce choix rend le début de course plus ouvert et accessible, offrant davantage d’opportunités aux finisseurs rapides que lors de certaines éditions plus montagneuses.

Pour autant, la montagne reste décisive avec un enchaînement d’étapes exigeantes, surtout en deuxième et troisième semaine. Parmi les ascensions clés figurent le Blockhaus, le Corno alle Scale, mais aussi d’autres difficultés majeures réparties entre les Apennins, les Alpes et les Dolomites, avec une fin de Giro particulièrement éprouvante et même un passage en Suisse. Malgré l’absence du Stelvio, ces cols devraient largement suffire à faire exploser la course et déterminer le classement général.
À noter également qu’il n’y aura qu’un seul contre-la-montre sur ce Giro, lors de la 10e étape. Mais il fera 42 km de long, une distance assez longue par rapport aux standards actuels. Entièrement plat, il pourrait permettre de créer de sérieux écarts en milieu de Tour et rendre la deuxième partie du Giro plus offensive.

Vingegaard seul au monde ?
Outre Vingegaard, quels autres coureurs pourraient se lutter à la victoire finale ou, à minima, au podium ? Le principal rival du Danois sera un Italien : Giulio Pellizzari. 6e l’an dernier (et également sur la Vuelta), le coureur de la Red Bul – BORA – hansgrohe réalise, lui aussi, un très bon début de saison. À 22 ans, il vient de remporter le Tour des Alpes tout en gagnant deux étapes au passage.

Derrière, l’Autrichien Felix Gall (Decathlon CMA CGM), le Britannique Adam Yates (UAE Team Emirates – XRG) ou encore le Colombien Egan Bernal (Netcompany-INEOS), vainqueur du Giro en 2021 seront de sérieux candidats capables de suivre le rythme de Vingegaard, voire d’aller chercher l’une ou l’autre victoire d’étape si les écarts sont conséquents et que le Danois lâche un peu de lest en troisième semaine. Enfin, l’Espagnol Enric Mas (Movistar Team), le Canadien Derek Gee-West (NSN Cycling Team) ou le Néerlandais Thymen Arensman (Netcompany-INEOS) devraient être de la partie aussi pour le top 10.

Qu’attendre des Belges ?
Une grosse quinzaine de coureurs belges seront au départ de ce Giro. Avec quelles ambitions ? Arnaud De Lie (Lotto – Intermarché) en sera le fer de lance, sur les étapes de plat. Celui qui devrait bientôt rejoindre l’équipe suisse Tudor aimerait accrocher l’un ou l’autre succès sur le Tour d’Italie. Du moins dans les premières étapes, car il est déjà prévu qu’il n’aille pas au bout.

Victor Campenaerts (Team Visma | Lease a Bike) sera un lieutenant de luxe pour Vingegaard et formera sa garde rapprochée. Chez Bahrain – Victorious, Alec Segaert visera très certainement le contre-la-montre, mais devrait également se montrer offensif sur les étapes de baroudeurs, à l’image de ce qu’il a fait sur les classiques.



