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Anderlecht espérait sauver sa saison en remportant la finale de la Coupe de Belgique, jeudi dernier. Pour les Bruxellois, cela aurait permis d’assurer une qualification en Europa League et de souffler pour les trois derniers matchs de championnat. Mais l’Union Saint-Gilloise, comme souvent, a réduit à néant les espoirs anderlechtois.

Jérémy Taravel. © Tomas Sisk/Photo News

Le week-end dernier, le Sporting est passé tout près de perdre sa quatrième place au profit de Malines. Un but d’Ilay Camara à la 90e+1 a sauvé un point important pour les Mauves qui conservent deux points de plus que Gand et les Malinois. Mais les deux derniers matchs de la saison, jeudi contre Saint-Trond et dimanche à l’Union, seront particulièrement tendus pour espérer garder cette quatrième place synonyme de Conference League.

Taravel et Hazard. © Peter De Voecht / Photonews

Bilan dramatique

Avec ce partage, Anderlecht reste sur une très mauvaise série de 2 sur 15 en championnat. Il fut une époque où un tel bilan aurait coûté sa tête à n’importe quel coach installé sur le banc du Lotto Park. Mais Jérémy Taravel terminera la saison et pourrait bien… aggraver ses statistiques. Car depuis son intronisation comme coach, les résultats sont tout sauf satisfaisants.

Jérémy Taravel. © Tomas Sisk/Photo News

Depuis qu’il a pris la relève de Will Still, Jérémy Taravel fait carburer Anderlecht à une moyenne de 1,19 point par match, sur seize rencontres. Cette moyenne peut même être divisée en deux : celle prise en tant qu’intérimaire et celle une fois confirmé T1. Et là, les chiffres font mal. Quand il n’était qu’en intérim, Taravel tournait à 2,20 points par match. Mais après ces cinq premiers matchs encourageants, les onze suivant ont plongé à 0,73 point par match.

Taravel au bas du classement

Quand on s’intéresse à l’histoire des coachs du Sporting d’Anderlecht, on constate rapidement que Taravel est très loin de Luka Peruzovic et sa moyenne de 2,32 points par match. Et lors de cette saison 1992-1993, malgré ce bilan, le Belgo-croate avait pris la porte en plein milieu de saison, les dirigeants n’étant pas satisfait du niveau de jeu.

Jérémy Taravel. © Jan De Meuleneir/Photo News

Pour trouver trace de Taravel, il faut descendre. Bas. Très bas. Tout en bas en fait. En ne prenant en compte que les entraîneurs avec au moins dix matchs sur le banc, le Français est tout simplement… dernier. Le pire avant lui ? Un certain Fred Rutten et son 1,31 point de moyenne en 13 rencontres.

Jérémy Taravel. © Jan De Meuleneir/Photo News

Seul responsable ?

Loin d’être un fin tacticien, Jérémy Taravel n’a pas révolutionné le jeu anderlechtois. S’il a pu ramener une force mentale lors de ses premiers matchs, les problèmes vu sous Besnik Hasi sont vite revenus ensuite et le Français n’est jamais parvenu à les solutionner. Pire, l’équipe a même donné l’impression de jouer encore moins bien sur ces dernières semaines une fois engagée dans les Champions’ Play-offs.

Taravel et ses joueurs. © Jan De Meuleneir/Photo News

Mais tirer sur le coach seul serait trop facile. Sur le terrain, certains hommes sont aussi coupables. Contre Saint-Trond, César Huerta en a été un bel exemple avec cette passe en retrait qui a offert le 0-1 aux Canaris. Les erreurs individuelles sont nombreuses, et ça, un coach peut difficilement y faire grand-chose une fois sur la pelouse.

Bye bye Jérémy ? © Nico Vereecken/Photo News

Une chose est sûre, c’est que le nouveau directeur sportif, Antoine Sibierski, aura du pain sur la planche pour trouver l’homme idéal qui remplacera Taravel. Un coach capable de faire progresser un groupe, de lui donner du corps tactiquement et une identité de jeu identifiable. Tout ce que Taravel n’aura jamais réussi à faire, finalement.

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Football

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