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Tous les amateurs de MMA en Belgique avaient le regard tourné ce samedi sur l’ING Arena de Bruxelles, où le PFL prenait place pour la deuxième fois. Et comme en juillet dernier, c’était bien sûr Patrick Habirora, l’étoile montante du MMA belge, qui avait l’honneur d’être main event de ce PFL Brussels. Face à lui, une légende, le mot n’est pas trop fort : Benson Henderson. Un ancien champion de l’UFC, rien de moins, qui compte à son tableau de chasse des noms comme Nate Diaz, Frankie Edgar ou Donald Cerrone. Un combat dont Habirora restait largement favori, Henderson ayant 42 ans et son dernier combat en MMA datant de 2023.

Pour l’occasion, l’ING Arena était chauffée à blanc et on pouvait y croiser plusieurs têtes connues, comme Salahdine Parnasse, Tristan Degreef (RSC Anderlecht) ou Losene Keita, représentant la Belgique à l’UFC. Dès la carte préliminaire, l’ambiance est survoltée, avec plusieurs combattants belges au programme. Malheureusement, les hostilités commencent par une défaite pour Rustam Serbiev, surclassé à la décision par Ashley Reece.

Khamzat Arbaev et Movsar Ibragimov lancent le PFL Brussels au mieux

C’est à Khamzat Arbaev que revient la première explosion de la soirée : alors que la tension entre lui et Luca Poclit avait grimpé au fil de la semaine, jusqu’à culminer lors de la pesée cérémonielle en une échauffourée qui avait fait le tour des réseaux. La rivalité entre Arbaev et Poclit se terminera par un K.O au premier round en faveur du Belge, qui fait rugir l’ING Arena. Movsar Ibragimov imitera son compatriote dans la foulée : face à un Shane Campbell qui a pris ce combat en dernière minute suite au forfait de Youssouf Binaté, le Belge l’emporte par soumission au premier round.

Surviendra ensuite un moment particulièrement bizarre lors des débuts en MMA du Surinamais Donegi Abena, ancien champion du Glory et vraie star du kickboxing. Après quelques échanges, Abena met son adversaire Joe Schilling au sol… mais lui adresse un coup de tête, apparemment intentionnel, qui lui vaut une déduction de point. Problème : Schilling est furieux et refuse de reprendre le combat. Résultat : Donegi Abena est déclaré vainqueur par abandon. Probablement du jamais vu. La carte préliminaire se termine dans une ambiance tiède car le Français Baris Adiguzel, très attendu par le public, est ensuite battu, soumis par Gustavo Oliveira.

Boris Atangana et Patrick Habirora font exploser l’ING Arena

Qu’à cela ne tienne : c’est la carte principale que tout le monde attendait, et elle démarre sur les chapeaux de roue – un incroyable K.O par headkick d’Asael Adjoudj sur Keisuke Sasu, certainement le finish de la soirée. Après un combat très disputé entre Marcirley Alves et l’ex-champion du Rizin Naoki Inoue, qui l’emporte à la décision partagée (un verdict peu apprécié du public), c’est l’heure de l’entrée de celui qui est clairement le deuxième plus attendu du soir après Patrick Habirora. Boris Atangana monte dans l’arène comme une star, au son du « Bruxelles Vie » de Damso et des « Waar is de feestje ? » du public. Son entrée en scène durera plus longtemps que son combat : Boris Atangana foudroie Jared Gooden, un vétéran de l’UFC, en à peine plus d’une minute.

Le combat co-principal entre Taylor Lapilus et Jake Hadley, que le Français remporte à la décision unanime, fait retomber la pression. Tout le monde attend un homme : le « Belgian Bomber », Patrick Habirora. La tête d’affiche du soir est accueilli comme un Conor McGregor local, mais sait bien sûr que tout le monde ne veut voir qu’une chose : une victoire expéditive par K.O, comme celle de Boris Atangana. Benson Henderson est presque « là pour ça », malgré – ou plutôt à cause de – son CV en béton armé : servir de marchepied à un Habirora que tout le monde veut voir à l’UFC.

Et cela ira encore plus vite que pour Atangana. Après vingt secondes, Patrick Habirora trouve le menton de son adversaire, qui s’écroule : c’est fini pour Henderson. Habirora passe à 9-0 en carrière, dont 8 victoires par K.O : son prochain adversaire devra lui faire passer un palier. Lui-même, au micro, évoque… Mike Perry, qui vient de briller face à Nate Diaz sur la carte MMA de MVP sur Netflix. Pour le PFL Brussels, quoi qu’il en soit, c’est un triomphe : 4 victoires belges sur 5 possibles, une ambiance de feu tout au long de la soirée et une marque qui s’installe pour de bon. « Montrez à tout le monde que le MMA est un sport populaire et qu’on construit quelque chose ici » : les mots de Habirora, devant une foule en délire, sont aussi beaux que sa victoire.

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Sports de combat

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