Plus qu’une grosse semaine à patienter avant le début de la Coupe du monde, qui débutera le 11 juin et qui se terminera le 19 juillet 2026. Avec douze groupes dans cette première édition à 48 équipes, la présentation des groupes continue le F, composé du Japon, des Pays-Bas, de la Suède et de la Tunisie.
Les Oranje y sont les grandissimes favoris et font partie des outsiders de la compétition, mais les trois autres équipes peuvent également envisager une qualification pour les seizièmes de finale, voire mieux.
Les Pays-Bas favoris du groupe, outsiders du tournoi
Septième nation au classement mondial, les Pays-Bas s’érigent comme les grands favoris de ce groupe. Les hommes de Ronald Koeman surfent sur leur demi-finale du récent championnat d’Europe et ont remporté leur groupe de qualification sans la moindre défaite. Les deux partages contre la Pologne (1-1 dans les deux matchs) n’ont pas enlevé la première place du groupe aux Néerlandais, puisque la Pologne avait été battue quelques semaines plus tôt en terre finlandaise.
Les Oranje n’ont plus perdu depuis le quart de finale de Ligue des Nations contre l’Espagne il y a un an et demi, et tournent plein pot offensivement avec vingt-sept buts marqués lors des huit matchs de qualification.
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— OnsOranje (@OnsOranje) June 3, 2026
Deuxième meilleur buteur, derrière Erling Haaland, avec huit réalisations, Memphis Depay a soigné ses statistiques et n’a pas perdu en efficacité malgré son transfert vers Corinthians, au Brésil, en 2024. L’ancien joueur de Manchester United, de Lyon, du Barça ou encore de l’Atlético s’est blessé en fin de saison, mais demeure néanmoins dans la sélection.
Ne citer que lui serait oublier Cody Gakpo, Donyell Malen et Noa Lang, l’ancien du Club de Bruges. En parlant d’anciens de Pro League, Bart Verbruggen est le titulaire attendu dans les cages et n’a concédé que quatre buts en éliminatoires grâce, aussi, à une défense solide, malgré la forme moins étincelante de Virgil van Dijk, leader et capitaine.
Le Japon est devenu une certitude
Première sélection qualifiée sur le terrain pour la Coupe du monde, le Japon s’est installé parmi les vingt meilleures équipes du globe et trône actuellement à la 18e place du classement FIFA. Jamais qualifiés pour un Mondial avant 1998, les Samouraïs Bleus ont atteint les huitièmes de finale en 2002, 2010, 2018 et 2022, et rêvent de disputer le premier quart de finale de leur histoire.
Vainqueur en juin dernier, devant l’Australie et l’Arabie saoudite, de son dernier groupe de qualification, le Japon dispute depuis un an des rencontres de préparation et arrivera, comme à son habitude, parfaitement rodé pour le Mondial. Pour preuve, les hommes de Hajime Moriyasu se sont payé le scalp du Brésil en octobre dernier (3-2), puis de l’Angleterre au mois de mars… à Wembley ! (0-1).

Dans la sélection, seuls les deuxième et troisième gardiens proviennent du championnat local, le premier étant Zion Suzuki, l’ancien de Saint-Trond aujourd’hui à Parme. Saint-Trond, un club représenté dans ce groupe grâce au défenseur Shogo Taniguchi et à Keisuke Goto, appartenant à Anderlecht mais sélectionné sur la base de ses prestations chez les Canaris.
Il y a également un peu de Racing Genk dans cette liste grâce à Junya Ito. L’ancien Gantois Tsuyoshi Watanabe est là aussi, tout comme Ayase Ueda (ex-Cercle). Les deux joueurs portent désormais les couleurs de Feyenoord. Enfin, les joueurs clés de cette équipe pouvant au moins prétendre à la deuxième place se nomment Hiroki Ito (Bayern Munich), Wataru Endo (Liverpool) et Takefusa Kubo (Real Sociedad). Kaoru Mitoma (Brighton, ex-Union) et Takumi Minamino sont forfaits.
La Suède arrive avec peu de confiance
Autre nation européenne de ce groupe, la Suède, 38e au classement FIFA, avait terminé à la dernière place de son groupe de qualification derrière la Suisse, le Kosovo et la Slovénie, mais avait été repêchée pour les barrages grâce à sa première place dans la Ligue C de la Ligue des Nations. Les Suédois y avaient battu l’Ukraine, puis la Pologne.
Guère rassurants et battus 3-1 lors de leur premier match de préparation en Norvège, les Suédois arriveront avec peu de certitudes sur le sol nord-américain et devront impérativement compter sur leur duo offensif magique, Viktor Gyökeres (Arsenal) et Alexander Isak (Liverpool). Un compartiment offensif dans lequel on retrouve également le Brugeois Gustaf Nilsson, tandis que Besfort Zeneli (Union Saint-Gilloise) est repris au milieu de terrain.
Tout cela semble néanmoins court pour terminer dans les deux premiers, mais une troisième place reste possible pour les hommes entraînés par l’Anglais Graham Potter. Égaler le quart de finale de 2018 le sera encore plus.

La Tunisie veut enfin passer le premier tour
Le constat est le même pour la Tunisie, 44e nation au classement FIFA et donc plus faible équipe de ce groupe sur le papier. Les Aigles de Carthage ont néanmoins réalisé un excellent parcours en qualification, avec un bilan de 28 points sur 30 et de 22 buts marqués pour 0 encaissé !
Contre des adversaires, certes, de faible calibre (Namibie, Libéria, Malawi, Guinée équatoriale et Sao Tomé-et-Principe), mais la Tunisie arrivera tout de même avec une certaine confiance à la Coupe du monde, malgré son élimination dès les huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique, aux tirs au but, face au Mali.
Dans cette sélection, l’homme clé s’appelle Hannibal Mejbri, 45 sélections à 23 ans. Le milieu offensif de Burnley, natif de la région parisienne, est passé par Manchester United et demeure un grand espoir local. Il n’a néanmoins marqué qu’un petit but en sélection et devra gonfler ses statistiques pour pousser son pays vers les seizièmes de finale.
L’homme à suivre est Khalil Ayari (ailier droit, 21 ans), de l’équipe Espoirs du Paris Saint-Germain. Pas de nom très ronflant, donc, mais attention tout de même à cette Tunisie qui sera bien préparée, avec un dernier match amical contre la Belgique, ce samedi à Bruxelles. Les Tunisiens n’ont jamais passé le premier tour lors de leurs six premières participations et rêvent évidemment de profiter de cette Coupe du monde à 48 équipes pour écrire l’histoire de leur pays.
Le calendrier du groupe F de la Coupe du monde 2026
- 14 juin 2026 – 22h00 : Pays-Bas – Japon (AT&T Stadium, Arlington, Texas)
- 15 juin 2026 – 04h00 : Suède – Tunisie (Estadio BBVA, Monterrey, Mexique)
- 20 juin 2026 – 19h00 : Pays-Bas – Suède (NRG Stadium, Houston, Texas)
- 21 juin 2026 – 06h00 : Tunisie – Japon (Estadio BBVA, Monterrey, Mexique)
- 26 juin 2026 – 01h00 : Tunisie – Pays-Bas (Arrowhead Stadium, Kansas City, Missouri)
- 26 juin 2026 – 01h00 : Japon – Suède (AT&T Stadium, Arlington, Texas)



