Plus que deux équipes sont en lice pour le titre de champion NBA : les San Antonio Spurs et les New York Knicks. Ce n’est pas la première fois que les deux franchises se retrouvent à une marche du titre, et ce n’est pas la première fois qu’ils se font face à ce stade.
Un remake des NBA Finals 1999
Flashback jusqu’en 1999, année du lock-out avec 50 petits matchs seulement, contre 82. D’un côté, les Spurs terminent premiers de la conférence pour la deuxième saison d’un certain Tim Duncan. De l’autre, les Knicks arrachent la 8e et dernière place qualificative pour les playoffs. Si les Spurs sont l’un des favoris pour arriver en finale, personne ne voit les Knicks passer le premier tour. Et pourtant, les New Yorkais renversent Miami, Atlanta et Indiana pour devenir la première équipe 8e classée à atteindre les finales. Seul problème, les Twin Towers sont du côté du Texas : David Robinson et Tim Duncan dominent, surtout quand on sait que Patrick Ewing ne jouera pas une seconde des Finals, et que Larry Johnson joue blessé.
Une autre confrontation et une autre dynamique
Cette saison est bien différente que celle de 1999. Bien sûr, les Spurs comptent à nouveau sur un joueur intérieur générationnel : Victor Wembanyama. La jeune garde de San Antonio est presque en avance sur son temps : ce n’est que la 3e saison de Wemby, sa première en playoffs et peu de joueurs disposent d’une réelle expérience à ce niveau. Dylan Harper est rookie, Stephon Castle est sophomore et les Keldon Johnson et Darius Vassell découvrent les phases finales. Après avoir éliminé les Blazers de Toumani Camara, les Spurs ont dû batailler physiquement contre Minnesota et ont eu besoin d’un game 7 pour venir à bout des champions en titre d’Oklahoma City.
48 HOURS OUT FROM GAME 1 🚨🏆
— NBA (@NBA) June 2, 2026
Brunson and the Knicks. Wemby and the Spurs. The biggest stage in basketball.
🍿 New York: returns to NBA Finals for the first time since 1999 and seeks their first championship in 53 years
🍿 San Antonio: returns to NBA Finals for the first time… pic.twitter.com/GVjxL2voJl
La dynamique est tout autre du côté de Big Apple. Après avoir souffert lors des 3 premières rencontres face à Atlanta, NY étant mené 1-2, les Knicks ont complètement retourné la Conférence Est. 11 victoires de suite pour terrasser les Hawks, dominé les Sixers et dégoûté les Cavaliers. Un run historique, jamais une équipe n’ayant tant dominé sa conférence pour arriver en Finals. Tout s’est joué lors du game 4, quand le jeu des Knicks a été transformé : Jalen Brunson ne tient plus la balle en main, c’est Karl-Anthony Towns qui fait office de plaque tournante en tête de raquette. Le résultat ? Plus de mouvements, plus d’écrans off-ball et de meilleures solutions pour OG Anunoby et Mikal Bridges par exemple…
Comment arrêter Wemby ?
Pour être champions, les Knicks devront arrêter, ou du moins contenir Victor Wembanyama. L’Alien est incontestablement la clé du titre pour les deux équipes. Côté New York, il faudra essayer de limiter l’impact du Français. Ce que peu d’équipes ont réellement réussi à faire. Les Knicks ont dans tous les cas plusieurs oppositions à mettre sur le dos du Français : le physique d’OG Anunoby, la mobilité de Mikal Bridges, les tailles de Karl-Anthony Towns et de Mitchell Robinson (incertain pour blessure). Les analystes sont assez formels : le coach Mike Brown ne basera pas sur une seule défense pour essayer de contrer Wemby. Les Knicks peuvent aussi compter sur Jeremy Sochan, ex-joueur des Spurs : « Il faudra être physique avec lui, le fatiguer et le faire courir ». La fatigue de la série précédente jouera-t-elle un rôle ?
Comment arrêter le jeu des Knicks ?
Peut-on encore parler de l’inexpérience des jeunes Spurs quand ils ont été battre le champion en titre sur son terrain pour le game 7 ? La bande à Mitch Johnson est devant un nouveau défi proposé par les Knicks, qui ont roulé sur leurs adversaires pour arriver en Finals. Jalen Brunson est le maitre à jouer des Knicks mais les menaces offensives sont tellement nombreuses : Towns, Anunoby et Bridges sont à surveiller. Et cette liste va encore jusqu’à Josh Hart, Landry Shamet (11/12 à 3pts face aux Cavs !), Jordan Clarkson… tous sont capables de prendre feu et d’inscrire 20 points sur une rencontre.



