La Coupe du Monde démarre dans quelques jours, la première édition à 48 équipes. Depuis le premier Mondial en 1930 remporté par l’Uruguay dans son pays, de nombreux moments ont marqué l’histoire. Nous avons volontairement laissé de côté la main de Dieu de Maradona et le coup de boule de Zidane.
1954 : Le Miracle de Berne
En 1954, la Hongrie est sans aucun doute la meilleure équipe du monde : 31 victoires de suite sur la scène internationale avant d’affronter l’Allemagne de l’Ouest en finale, en Suisse. Les Magyars ont survolé la compétition, infligeant même un 8-3 en phases de groupe aux Allemands. Hyper favoris, la bande à Ferenc Puskas mène 2 buts à 0. Avant que l’Allemagne ne réagisse et reprenne l’avantage à six minutes de la fin. De l’autre côté du terrain, le gardien Toni Turek effectue des prouesses. Le Miracle de Berne est né, l’Allemagne de l’Ouest décroche sa première Coupe du Monde, avant d’en remporter trois autres (1974,1990 et 2014). La Hongrie ne s’en remettra jamais et cette équipe entrera dans la légende comme l’une des meilleures à n’avoir jamais remporté la Coupe du Monde.
1994 : Le penalty de Roberto Baggio
Quand on associe Italie et Coupe du Monde, il y a plusieurs façons de voir les choses. Le positif : quatre victoires en Coupe du Monde, dont une à domicile. Le négatif, à côté des non qualifications récentes ? Le traumatisme de la finale de 1994 face au Brésil. Pour la première fois de l’histoire, la finale se joue aux tirs au but. Et si Franco Baresi et Daniele Massaro ont manqué leur tir, c’est celui de Roberto Baggio qui reste dans toutes les têtes. L’un des meilleurs joueurs du monde à l’époque voit son titre passer au-dessus de la barre. Le Brésil est champion du monde et l’un des meilleurs joueurs italiens de l’histoire sera associé à vie à ce raté. Roberto Baggio était revenu sur cet épisode pour SoFoot : « Je n’ai jamais dépassé cet épisode. Je ne le dépasserai jamais. J’ai appris à vivre avec. J’essaie de ne pas trop en souffrir, en tout cas pas plus que ce que j’ai déjà souffert. Mais chaque fois que j’y pense, que j’en parle, ça revient ».

2006 : Le festival de Zinedine Zidane
De la même manière, il ne faut pas résumer la Coupe du Monde 2006 au coup de boule de Zidane face à Marco Materazzi. De notre côté, on préfère garder en mémoire son incroyable performance face au Brésil en quarts de finale. Cafu, Roberto Carlos, Kaka, Ronaldinho, Ronaldo, Thuram, Vieira, Henry… les légendes du football sont nombreuses sur le terrain. Sauf que Zizou va toutes les éclipser à coup de roulettes, passements de jambes, râteaux, dribbles et feintes en tout genre. Le joueur du Real Madrid, qui a annoncé sa retraite à l’issue de la compétition, marche sur l’eau et montre que le Joga bonito n’est pas forcément que brésilien. Dommage bien évidemment que toute cette belle histoire se termine par un coup de tête, au propre comme au figuré.
2018 : La remontada de la Belgique
« A DROITE… ». Prononcez ces quelques mots et tous les fans des Diables Rouges se souviendront où ils étaient lorsqu’ils ont entendu Philippe Albert s’extasier lors de la contre-attaque des Belges face au Japon. Menés 2-0, les joueurs de Roberto Martinez sont cueillis à froid par les Japonais. Il faudra une résilience énorme et une confiance en soi pour remonter les Japonais et lancer cette contre-attaque rapide, dévastatrice, puissante… et historique. La Terre a dû trembler aux quatre coins de la Belgique lors du but inscrit par Nacer Chadli, après une contre-attaque menée par Kevin De Bruyne, un centre de Thomas Meunier et la superbe feinte de Romelu Lukaku. Un rêve qui sera ensuite brisé par la France en demi-finale. Mais évitons d’en parler non ?



