Ce jeudi, c’est le jour J : la Coupe du Monde 2026 débutera à Mexico City, par un duel entre le Mexique et l’Afrique du Sud. D’ici à ce que la Belgique entre en lice, le 15 juin contre l’Egypte, le tournoi aura trouvé son rythme de croisière. Un programme chargé pour cette première Coupe du Monde à 48 équipes, dont une poignée font figure de grands favoris. Mais qu’en est-il des outsiders ? Golden Palace Sports vous en présente quelques-uns !
Le Mexique veut enfin briller, à la maison
L’histoire du Mexique à la Coupe du Monde a souvent été synonyme de frustration. C’est un fait reconnu : le Mexique est un pays de football, le premier à avoir accueilli deux Coupes du Monde (en 1970 et 1986), et qui a participé à 17 phases finales. Mais à part deux quarts de finale lorsqu’elle évoluait à domicile, la sélection mexicaine n’a jamais brillé sur la scène mondiale.
De 1990 à 2018, « El Tri » n’a jamais passé l’écueil des 8e de finale, malgré des générations talentueuses et un football souvent attractif. En 2022, une génération vieillissante était éliminée dès la phase de poules. Chez elle et malgré un nombre de joueurs évoluant en Europe bien plus bas qu’à l’accoutumée, la sélection de César Huerta (Anderlecht) espère sortir de son groupe et être portée par la passion populaire pour, comme en 1970 et 1986, s’inviter parmi les meilleures équipes du monde.
Le Maroc peut-il confirmer après sa belle Coupe du Monde 2022 ?
En 2022, lors de la première Coupe du Monde de l’histoire du monde arabe, comme un symbole, la sensation est venue d’un pays arabophone : le Maroc a secoué la planète football en atteignant les demi-finales. Le travail de fond de la fédération marocaine, notamment au niveau des binationaux, commençait à payer.

Quatre ans plus tard, et après une CAN aussi prometteuse que chaotique, le Maroc aborde cette Coupe du Monde 2026 avec une seule ambition : confirmer. Versés dans un groupe abordable avec le Brésil, Haïti et l’Écosse, les hommes du Belgo-Marocain Mo Ouahbi ont autant si pas plus de talent qu’en 2022. Achraf Hakimi, Brahim Diaz, Bilal El Khannouss ou encore Rayane Bounida ne viseront pas moins qu’un quart de finale pour quitter le sol américain satisfaits…
L’Équateur et sa défense de fer
La campagne de qualifications en Amérique du Sud a réservé quelques surprises, et parmi celles-ci, le fait que l’Équateur ait terminé 2e et rapidement assuré sa place à la Coupe du Monde 2026. Pas question de spectacle ici : avec une défense de fer, un mur « made in » Pro League (Joel Ordonez – Willian Pacho), l’Equateur a surtout brillé par son imperméabilité.
Mais si des nations comme l’Argentine et le Brésil s’y sont brisé les dents, aucun doute : l’Équateur fera partie des équipes les plus piégeuses de la Coupe du Monde. On le sait : une défense solide permet plus souvent d’aller loin en grand tournoi que des attaquants spectaculaires. Derrière l’Allemagne, l’Équateur devrait sortir de sa poule, et ne sera pas un cadeau en matchs à élimination directe.
Le Japon a des airs d’outsider de luxe
Et si le Japon était la surprise de cette Coupe du Monde 2026 ? Les Samouraïs Bleus comptent en tout cas sur un contingent des plus talentueux et brillent régulièrement sur la plus grande scène mondiale… sans jamais transformer l’essai. La Belgique s’en souvient. En 2018, le Japon est passé tout près des quarts de finale, mais a été puni pour sa naïveté face à nos Diables Rouges.
Huit ans plus tard, le nombre de Japonais brillant au plus haut niveau est plus élevé encore. En Bundesliga (Ito, Doan, Suzuki, Shiogai), en Liga (Kubo), en Premier League (Endo, Tanaka, Kamada), en Jupiler League (Goto, Ito, Taniguchi) : le noyau du Japon a fière allure. Mais il manque peut-être encore et toujours de cette ruse qui pourrait les emmener loin. Après l’Afrique, cependant, un demi-finaliste asiatique aurait fière allure…
Et si la Belgique le (re)faisait ?
Rudi Garcia le dit et le répète : si l’objectif est une chose, l’ambition, elle, doit être sans limites pour nos Diables Rouges. Et sur papier, cette Belgique a assez fière allure. Jérémy Doku est souvent cité comme l’un des joueurs pouvant animer cette Coupe du Monde. Kevin De Bruyne et Thibaut Courtois restent des joueurs de classe mondiale, et certains cadres arrivent à Seattle au sommet de leur art.

Le tableau permet à la Belgique d’espérer, en cas de première place du groupe, un parcours accessible jusqu’en quarts. L’objectif serait alors atteint. Et ensuite ? Les Diables Rouges affronteraient, selon l’une des probabilités les plus élevées, l’Espagne. Un défi aussi relevé que l’était le Brésil en 2018, si pas plus encore…
Le Sénégal pour l’honneur de l’Afrique
Champion d’Afrique jusqu’à ce que la CAF sorte un lapin de son chapeau, le Sénégal arrive aux USA avec une ambition claire : être la meilleure nation du continent lors de cette Coupe du Monde. Mais aussi faire au moins aussi bien que le Maroc en 2022… du moins s’ils parviennent à s’extirper d’un groupe particulièrement corsé. La France, favori, mais aussi la Norvège, autre outsider, viseront la première place. L’Irak ne sera pas un oiseau pour le chat.
En cas de deuxième place, le Sénégal affrontera le deuxième du groupe E – celui de l’Allemagne, de la Côte d’Ivoire, de l’Equateur et de Curaçao. Les coéquipiers de Sadio Mané pourraient ensuite croiser la route du Brésil, du Japon ou encore des Pays-Bas. Il faudra être solides… mais, fiers d’un titre de champions d’Afrique qu’ils considèrent toujours comme leur, les Lions de la Teranga comptent créer la surprise. Une façon, aussi, de répondre à un accueil bien peu cordial à leur arrivée aux USA…
La Croatie dit adieu à sa génération dorée
En 2022, déjà, on disait la Croatie en fin de cycle. Elle a atteint les demi-finales et pris le bronze, confirmant son splendide parcours de 2018 qui l’avait vu atteindre la finale. Quatre ans plus tard, cette fois, cela semble clair : c’est le chant du cygne de cette équipe de Croatie. Le « maestro » croate, Luka Modric, a 40 ans et s’il est toujours vert, la succession n’est pas au même niveau.

Reste que la défaite en amical contre la Belgique ne doit pas nous aveugler sur les qualités des Croates. Avec de très grands talents comme Josko Gvardiol, Luka Vuskovic, Petar Susic ou le vétéran Andrej Kramaric, la Croatie restera une équipe à suivre. Même si faire aussi bien qu’en 2018 et 2022 paraît utopique…



