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Versée dans le Groupe G, la Belgique devra affronter l’Égypte, l’Iran et la Nouvelle-Zélande. C’est contre les Pharaons qu’elle débute, lundi à 21h. Un match d’emblée face à son principal concurrent dans la lutte pour la première place du groupe. Les Diables ne devront pas prendre l’équipe africaine à la légère – mais on peut être rassuré sur ce point – et tenir attentivement à l’œil un homme : Mo Salah.

Mo Salah. © Rebekah Wynkoop/SPP/PsnewZ/Photo News

À 33 ans, le futur ex-Reds de Liverpool vit probablement son dernier grand tournoi avec son équipe nationale. Auteur d’une saison compliquée en Angleterre, émaillée de frictions avec Arne Slot, Salah a facturé 12 buts et 10 assists en 41 rencontres. De loin, il apparait comme le principal danger égyptien. Il en est en tout cas la plus grande star. Mais sur le terrain, ce n’est peut-être pas de lui qu’il faudra se méfier le plus.

Mo Salah. © Peter Byrne/PA/Photo News

Cette année, Salah a livré des prestations assez ternes, dans l’ensemble. Quelques coups d’éclats, c’est vrai, mais aussi beaucoup de matchs où son impact a été très limité, pour ne pas dire inexistant. Ce n’est pas un hasard si Liverpool avait hésité à le prolonger l’an dernier et s’il quittera finalement le club dans quelques jours. Moins tranchant, moins efficace à la finition, Salah paye un peu son âge et un physique moins performant. Pour le contrer, il faudra jouer physique et éviter de lui laisser de l’espace.

Mais le vrai danger, du côté de l’Égypte, viendra probablement d’un autre homme : Omar Marmoush.

L’anguille Marmoush

Le joueur de Manchester City ne sort pas d’une saison prolifique. L’attaquant n’a inscrit que 8 buts et délivré 3 assists en 36 rencontres. Pourtant, malgré ses statistiques peu avantageuses, Marmoush reste un joueur plus qu’intéressant. Pep Guardiola le voit comme un attaquant de pointe, et c’est là qu’il a inscrit tous ses buts avec les Anglais. Avec l’Égypte, il est encore trop souvent installé sur un flanc, mais même de là il peut amener un danger important.

Omar Marmoush. © Bradley Collyer/PA/Photo News

Car Omar Marmoush est un joueur rapide et technique, capable de trouver les intervalles et de déstabiliser une défense. À City, il a souvent préparé le terrain pour ses équipiers sans être forcément l’auteur du dernier geste décisif. Marmoush devra être marqué de près pour éviter de le laisser bouger et jouer avec le ballon.

L’éclair Adel

L’Égypte possède un joueur très intéressant sur son flanc gauche : Ibrahim Adel. À 25 ans, le joueur du FC Nordsjaelland apparait comme un joueur à suivre, lui qui avait été élu meilleur joueur lors de la CAN-U23 de 2023. Extrêmement rapide, il risque de faire mal au flanc droit belge avec sa capacité à porter le ballon et à éviter la Salah-dépendance.

Si Mohamed Salah et Omar Marmoush attirent toute la lumière, l’Égypte dispose d’autres atouts offensifs capables de faire la différence. Au milieu de terrain, Emam Ashour apporte volume de jeu, projection et qualité technique. Joueur clé d’Al Ahly, il est souvent le lien entre la récupération et les attaquants, tout en conservant une réelle menace aux abords de la surface.

Plus expérimenté, Mahmoud Hassan Trezeguet reste une valeur sûre sur les ailes grâce à sa vitesse et sa capacité à attaquer les espaces. Bien connu en Belgique, il a porté les couleurs d’Anderlecht puis de Mouscron entre 2015 et 2017. International aux plus de cent sélections, il apporte leadership, expérience des grands rendez-vous et efficacité dans les transitions offensives.

Plus que de se focaliser sur un seul homme, les Diables Rouges devront donc jouer la carte du collectif. Car c’est probablement là, la plus grande force des Égyptiens. Neutraliser toutes les armes en même temps pour éviter d’offrir des possibilités à l’une ou l’autre. Il faudra être malin, solide et précis devant pour éteindre les ambitions des Pharaons.

Catégories :
Football

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