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Le premier match des Diables Rouges contre l’Égypte était attendu dans ce groupe G. Une rencontre entre les deux favoris à la qualification dans ce groupe qui a accouché, logiquement sur base du terrain, d’un partage 1-1. Au bout des nonante minutes, un constat majeur : la Belgique devra hausser le niveau contre l’Iran, dimanche prochain.

Piano piano

Au Lumen Field de Seattle, antre de la franchise de NFL des Seahawks, on annonçait de fortes chaleurs. Est-ce cela qui explique le début de match très calme des Diables ? Toujours est-il que dans les premières minutes, le rythme manquait. Que ce soit dans les courses, dans les appels, ou dans le jeu de passes, les hommes de Rudi Garcia ont joué avec le frein, comme pour jauger un adversaire qui, lui, avait décidé de jouer à fond d’emblée.

Emam Ashour. © Nico Vereecken/Photo News

L’Égypte a d’ailleurs profité de sa vivacité pour surprendre les Diables à la 19e, quand Emam Ashour s’isolait parfaitement dans l’axe du but, sur une passe de Mo Salah, pour armer une frappe puissante et tromper Thibaut Courtois. Un coup de froid qui n’a pas eu le don de secouer les Belges. Sur le reste de la mi-temps, à l’exception de quelques très rares accélérations sans danger, c’est avec un faux rythme que les Diables ont joué. Pas de quoi bouger le très bon bloc défensif égyptien.

Jérémy Doku. © Nico Vereecken/Photo News

Symbole de ce jeu fermé et en manque d’idée, Jérémy Doku n’a jamais réussi à être la dynamite qu’on attendait. Marqué par deux voire trois hommes, le feu follet de Manchester City a été éteint pendant quarante-cinq minutes.

Raskin et Lukaku changent le match

En deuxième période, la Belgique démarrait avec de meilleures intensions, mais sans pour autant vraiment changer le rythme. Il a fallu attendre l’heure de jeu pour voir les Belges afficher un nouveau visage quand Nicolas Raskin et Romelu Lukaku sont montés au jeu.

Nicolas Raskin. © Jan De Meuleneir/Photo News

Le premier a pris la place d’un Amadou Onana à l’impact quasi nul sur le match, auteur de plusieurs pertes de balles et coupable de ralentir le jeu par ses nombreuses passes courtes qui n’ont jamais permis de casser les lignes. Raskin a accéléré le jeu directement, tant par ses passes tranchantes que par sa mobilité pour se placer dans les bons espaces.

Romelu Lukaku. © Jan De Meuleneir/Photo News

Le second est lui montré à la place d’un Charles De Ketelaere qui est loin d’avoir livré une mauvaise prestation. Mais Lukaku, par son impact physique, a offert un point d’appui terriblement solide. Et puis, il lui a fallu moins de vingt secondes pour faire ce qu’on attendait de lui : marquer. Ou tout du moins, le permettre, puisque c’est Mohamed Hany qui a poussé le cuir dans ses propres filets à la 66e.

Par la suite, la Belgique a su mettre de la pression, s’est procuré l’une ou l’autre belle possibilité, comme cette tête de Brandon Mechele (83e), mais a aussi dû s’employer à plusieurs reprises derrière.

La paire Ngoy-Mechele assure

Et derrière, le duo dans l’axe composé de Nathan Ngoy et Brandon Mechele a plus que donné satisfaction. Si le joueur du Club Bruges a joué au niveau qu’on lui connait et n’a pas vraiment surpris, le Liégeois a, en revanche, montré un niveau impressionnant. Calme, sûr de lui et capable de prendre des initiatives, il s’impose comme un patron.

Nathan Ngoy. © Nico Vereecken/Photo News

Face à l’Iran, lors du prochain match, il faudra toutefois corriger pas mal de chose : l’impact dans les duels et le rythme mis dans le jeu pour parvenir à se créer des occasions et empêcher l’adversaire de, lui, s’en procurer des belles. Car l’Égypte n’aurait pas volé la victoire.

Rudi Garcia. © Jan De Meuleneir/Photo News

Le onze de base ne peut plus être aligné, c’est un autre enseignement. Amadou Onana a perdu des points, Leandro Trossard n’en a pas vraiment marqué, alors que Thomas Meunier a souvent été mis en difficulté. Ce serait peut-être aussi l’occasion, contre la Team Melli, de tester un Fernandez-Pardo en pointe.

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Football

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