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La Belgique s’est hissée avec les honneurs en 16e de finale de la Coupe du Monde 2026. Après deux matchs d’un niveau insuffisant, les Diables Rouges se sont réveillés et ont écrasé la Nouvelle-Zélande à Vancouver (1-5). Une différence de buts suffisante pour finir premiers de groupe, et rester à Seattle. Mais aussi pour affronter un troisième de groupe, ce qui aurait dû être un avantage.

Mais les Diables n’ont pas eu de chance : dans cette Coupe du Monde un peu spéciale, certains troisièmes de groupe n’avaient rien d’un cadeau. Et c’était clairement le cas du Sénégal, « l’épouvantail » des meilleurs troisièmes. Le finaliste et vainqueur sportif de la dernière CAN est classé 18e au ranking FIFA, et était versé dans le « groupe de la mort » avec la France et la Norvège. Un peu comme la Belgique, le Sénégal devait donc faire un carton dans le dernier match face à l’Irak et y est parvenu (5-0).

Deux équipes portées vers l’offensive

Avec 8 buts marqués en trois matchs, le Sénégal a prouvé sa force offensive dans cette phase de poules. Et ce sans que sa star, Sadio Mané, trouve le chemin des filets une seule fois. Même Nicolas Jackson, l’attaquant du Bayern Munich, n’a pas marqué dans cette phase de poules. Ce sont les ailiers qui se sont chargés de faire la différence : Ismaïla Sarr avec 3 buts (dont un doublé face à la Norvège) et un assist, Ilima N’diaye avec un but et deux assists.

La Belgique est donc prévenue : ce Sénégal n’est pas une équipe qui attendra son adversaire – et elle n’a pas les qualités pour le faire. L’objectif sera de secouer notre entrejeu pour récupérer des ballons très vite, et lancer des flèches vers l’avant. Pas forcément le type de jeu face auquel les Diables Rouges brillent.

Répondre au défi physique du Sénégal

Cet impact dans l’entrejeu, il faudra y répondre au mieux. Cela signifie que le triangle de l’entrejeu composé de Youri Tielemans, Hans Vanaken et Kevin De Bruyne risque de ne pas être le plus adapté. Le trio Gueye-Camara-Diarra pourrait poser de gros problèmes à Youri Tielemans, qui n’est pas le plus fiable sous un pressing intense. Mais Rudi Garcia pourrait-il se passer de son capitaine ? Le sélectionneur s’est peut-être mis dans une impasse à ce niveau.

Amadou Onana affrontera son pays natal en 16e de la Coupe du Monde
Amadou Onana peut-il être une solution face à son pays natal ?

Mais le seul Diable Rouge capable de répondre à cet impact physique, c’est probablement… Amadou Onana. Or le natif de Dakar est en train de totalement passer à côté de sa Coupe du Monde : même sa montée au jeu face à la Nouvelle-Zélande était compliquée. Face à son pays de naissance, il risque de se retrouver aux prises avec ses émotions. Loin d’être idéal, donc, aux yeux de Garcia.

Sadio Mané doit encore lancer sa Coupe du Monde

Comme mentionné plus haut, celui que l’on considère comme le facteur X de la Coupe du Monde 2026 n’est pas encore vraiment rentré son tournoi. Beaucoup de nations ont un vétéran dont elles attendent beaucoup : la Belgique a De Bruyne, le Portugal Cristiano Ronaldo, l’Argentine Lionel Messi, la Croatie Luka Modric. La Coupe du Monde 2026 est la dernière danse de Sadio Mané avec les Lions de la Teranga.

Sadio Mane doit encore lancer sa Coupe du Monde 2026
Sadio Mané et Ismaïla Sarr célébrant le but du deuxième sur assist du premier

Sadio Mané, 34 ans, est une légende du football africain, pas seulement sénégalais. Malheureusement pour le Sénégal, sa meilleure année – celle durant laquelle il termine 2e du Ballon d’Or, le meilleur score d’un joueur africain depuis la victoire de George Weah en 1995 – correspond aussi à son forfait pour la Coupe du Monde 2022. Autant dire que Mané a faim, et que s’il a déjà joué trois fois 90 minutes dans ce Mondial, il n’aura la sensation de l’avoir vraiment lancé que quand il aura inscrit son premier but. En janvier dernier, l’attaquant d’Al-Nassr avait été le seul buteur de la demi-finale contre l’Égypte : il est toujours capable d’être « clutch »…

Les Diables Rouges doivent confirmer

Si on peut s’attendre à un sacré morceau et à un match spectaculaire, il n’y a toutefois pas de raison de considérer que la Belgique ne sera pas favorite mercredi face au Sénégal. Même si c’est de peu, les Diables Rouges restent un cran au-dessus du champion d’Afrique « officieux »… quand ils évoluent à leur meilleur niveau. Problème : ce meilleur niveau, on ne l’a vu que face à la Nouvelle-Zélande… qui était d’une faiblesse indéniable.

Si c’est la Belgique des deux premières rencontres de poules qui se présente mercredi au Lumen Field, autant être honnête : on ne donne pas cher de la peau de notre sélection. Mais si les cadres (on en attend notamment plus de Jeremy Doku) répondent présent, l’équipe pourra enfin prendre son envol… jusqu’à quels sommets ?

Catégories :
Football

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