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La Belgique retrouve une équipe de pointe ce mardi à la Coupe du monde 2026, et son parcours jusqu’ici ne plaide pas franchement en sa faveur. Les Diables ont entamé leur phase de groupes sur deux nuls, contre l’Égypte puis contre l’Iran, avant de faire chuter la Nouvelle-Zélande et d’empocher la première place du groupe G. Puis il y a eu ce seizième de finale renversant où le Sénégal a bien failli l’emporter après avoir longtemps mené au score.

© Jan De Meuleneir/Photo News – Moreira Da Silva Diego

Gagner dans la douleur est devenu une habitude pour les Diables, huit ans après un scénario similaire face au Japon en Russie. Pire, cette habitude commence à ressembler à un symptôme plutôt qu’à un trait de caractère assumé. Une équipe qui concède autant d’occasions ne peut pas compter éternellement sur un sursaut de dernière minute pour compenser ses largesses défensives. Il faut regarder la réalité en face avant d’aborder un adversaire aussi coriace.

Balogun maintenu

Le sort semblait pourtant avoir souri à la Belgique. Folarin Balogun, auteur d’une semelle dangereuse sur Tarik Muharemovic, avait été exclu directement lors du seizième de finale face à la Bosnie-Herzégovine. Sa suspension aurait dû priver Mauricio Pochettino de son attaquant le plus prolifique du moment à un stade où chaque option offensive pèse lourd. Problème : la FIFA a finalement levé cette suspension, plusieurs médias américains évoquant une erreur d’arbitrage dans le recours à l’assistance vidéo.

Balogun, auteur de trois buts dans ce Mondial, sera donc bien titulaire face aux Diables rouges. Une nouvelle qui retire à la Belgique le seul motif de soulagement dans ce huitième de finale. Car sans cette faille défensive à exploiter côté américain, ce sont bien les largesses belges qui redeviennent le sujet central de ce match.

© DC Photo / Crysta Pix /Sports Press Photo/PsnewZ/Photo News – Folarin Balogun

Un équilibre confirmé ?

Cette impression de fragilité ne relève pas seulement du ressenti. Avant même le premier coup de sifflet du Mondial, le modèle prédictif de The Athletic ne créditait déjà la Belgique que de 67 % de chances d’atteindre les huitièmes de finale et de 4 % de remporter le trophée, loin derrière la France, l’Espagne, l’Argentine et l’Angleterre. Ce n’est pas la remontada spectaculaire contre le Sénégal qui a changé la donne, puisque les projections les plus récentes qualifient toujours ce huitième de finale de duel extrêmement serré entre les deux nations. A priori, aucune des deux sélections ne part avec un avantage sur l’autre, ce qui n’a rien d’un hasard au vu de leurs parcours respectifs et de leurs difficultés répétées en phase de groupes.

Une Belgique plus exposée

Face à des États-Unis portés par leur public à Seattle et désormais au complet offensivement, les Diables rouges abordent ce huitième de finale sans le filet de sécurité qu’ils espéraient encore la veille. Les deux sélections restent fragiles, mais l’une d’elles a récupéré son arme la plus dangereuse tandis que l’autre traîne toujours les mêmes largesses défensives depuis le début du tournoi, sans réponse tactique évidente.

© Nico Vereecken/Photo News – Youri Tielemans

Le vrai favori de cette rencontre ne sera pas celui qui alignera le plus de talent sur le papier, mais celui qui limitera le mieux ses propres largesses pendant nonante minutes, voire davantage si le scénario venait à se prolonger. Rien ne permet d’affirmer que la Belgique a résolu ses problèmes et le retour de Balogun ne fait que rendre la question plus pressante encore à l’approche de ce rendez-vous.

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Football

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