Wout van Aert n’avait plus couru depuis la mi-juin et son abandon sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes, provoqué par une infection au coude qui a viré au calvaire. Le voilà revenu ce mercredi sur les routes du Tour du Danemark, une épreuve qu’il connaît bien puisqu’il l’avait remportée en 2018. Et pour une rentrée, quelle rentrée. L’Anversois s’est imposé au sprint dès la première étape à Aalborg et a endossé le maillot jaune. Mais qu’on ne s’y trompe pas. Ce n’est pas cette course qu’il vient chercher, c’est une réponse à une question qui l’accompagne depuis des semaines : où en est réellement sa condition physique ?
Back with a bang 💥
— Cycling on TNT Sports (@cyclingontnt) July 29, 2026
Wout van Aert marked his return to racing in style, sprinting to victory on the opening stage of the Tour of Denmark, after closing a gap to the front in the final 4km. 👏 pic.twitter.com/khs4sU8T5o
Un premier signe, pas encore une preuve
La victoire du jour a beau rassurer, elle ne dit pas tout. Van Aert a réglé au sprint un petit groupe sur un parcours sans véritables difficultés. Il a aussi subi une chute massive à 70 km de l’arrivée. Le Belge est tombé avec une quarantaine de coureurs, mais ça ne l’a pas empêché de revenir devant. Le geste est rassurant et la pointe de vitesse semble intacte. Reste que rien de cela ne renseigne encore sur sa tenue dans l’effort en côte. Car le coureur lui-même appelle à la prudence. Il reconnaît sans détour que son traitement antibiotique l’a mis à plat au point de devoir repartir de zéro en plein cœur de l’été, avec un stage à Livigno pour tout reconstruire comme en hiver. Il concède avoir perdu bien plus de condition qu’il ne l’imaginait. Le sprint gagné est une bonne chose, mais pas encore une preuve d’un retour à la normale.

Un choix de calendrier parlant
Rien dans sa reprise n’est pourtant laissé au hasard. Van Aert a préféré le Tour du Danemark au Tour de Burgos qu’il jugeait trop proche de la Vuelta dans le calendrier. Ce simple choix éclaire toute sa fin de saison. L’Espagne d’abord, à partir du 22 août, puis les Championnats du monde à Montréal où il fait partie des hommes attendus. Le Danemark n’est qu’une marche vers ces objectifs, un moyen de retrouver le rythme avant un dernier bloc d’entraînement. Le clin d’œil de l’histoire ne lui échappera pas non plus. C’est ici, en 2018, lors de sa saison révélation, qu’il avait signé sa première victoire finale sur une course par étapes, aux côtés d’un certain Tim Merlier.
Wout Van Aert a décidé qu'il allait gagner même s'il chutait désormais 👀🤯
— Cyclisme Belge 🇧🇪 (@LeCyclismebelge) July 29, 2026
Quelle grosse chute dans le peloton par contre… 💥💫 pic.twitter.com/c0NMAd0uaw
Vejle comme défi
Sur le papier, le parcours danois ne fait pas peur. Pas de haute montagne, cinq étapes, un terrain accidenté, mais sans col d’altitude. Le rendez-vous à cocher tient dans la troisième étape de ce vendredi, entre Fredericia et Vejle, avec 202,6 km et plus de 2.500 mètres de dénivelé sur un circuit final truffé de côtes. C’est là que le classement général se dessinera et, surtout, que le vrai niveau de Van Aert sautera aux yeux. Le maillot jaune sur les épaules ne changera rien à l’affaire. Le reste du parcours laissera des chances aux sprinteurs comme aux puncheurs, mais c’est donc bien à Vejle que se jouera l’essentiel.

Un plateau qui ne l’attendra pas
Mads Pedersen, vainqueur sortant, est absent, mais sept équipes WorldTour se présentent au départ et Lidl-Trek aligne sans doute les coureurs les plus solides avec Jakob Söderqvist, lauréat cette année de la Vuelta à Hongrie et l’expérimenté Søren Kragh Andersen. Ce dernier a d’ailleurs suivi Van Aert dans le final à Aalborg, preuve que la formation américaine veut peser sur le général. Si Van Aert capte l’attention, il n’endosse pas pour autant le costume de favori pour la victoire finale.
Ce qui compte avec cette semaine danoise, c’est ce qu’elle révélera de Van Aert à trois semaines de la Vuelta. Le test commence idéalement, mais il faudra qu’il se confirme…



