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Longtemps attendu, le retour au premier plan d’Arnaud De Lie s’est pleinement confirmé lors du Renewi Tour qu’il a dominé en maître. Si sa deuxième place à Hambourg laissait déjà entrevoir une embellie et cette dernière victoire efface définitivement les doutes nés d’un début de saison plus que morose. À la manœuvre dans cette remontée spectaculaire, son nouvel entraîneur Kobe Vermeire n’entend pourtant pas se tirer la couverture. Il parle d’un travail de reconstruction patiente où la priorité fut donnée à la sérénité et à l’écoute.

Bien qu’inattendu, le changement de coach visait avant tout à casser une routine devenue pesante. Plutôt que de révolutionner la préparation, l’équipe Lotto a opté pour un recentrage sur les fondamentaux. Exit les protocoles trop contraignants, comme les entraînements en tente hypoxique ou les stages thermiques trop rigides. Objectif : alléger la charge mentale et restaurer un cadre où De Lie pouvait simplement reprendre goût à l’effort.

La confiance retrouvée

Les signaux sont encourageants : l’entraînement est redevenu fluide, la puissance au sprint est de retour et avec elle la confiance. Loin de toute surenchère, l’encadrement a misé sur un retour progressif sans brûler les étapes. Dans ce schéma, le Tour de France a fait office de laboratoire grandeur nature. De Lie y a accumulé les kilomètres comme autant de fondations pour les échéances à venir.

© Cor Vos/Cor Vos/Photo News

On comprend mieux sa performance au Renewi Tour où il a retrouvé ses jambes de feu, et surtout, sa rage de vaincre. Battre un cador comme Van der Poel relève clairement d’une ambition retrouvée.

Durer

Le défi est désormais de maintenir ce niveau. L’automne va servir à peaufiner les réglages et le printemps 2026 fera office de juge ultime. Et il n’est plus question de retomber dans les travers d’une planification rigide. L’accompagnement sera souple, à l’écoute des besoins du coureur. Le talent brut de De Lie n’est plus à prouver ; reste à faire en sorte qu’il s’exprime pleinement, quand lui seul en sent le moment. Dans cette perspective, on peut s’attendre au mieux en 2026, notamment dans les classiques flandriennes.

Catégories :
Cyclisme

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