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Il ne se passe quasiment pas une semaine sans qu’un but soit annulé pour un prétendu hors-jeu du bout du nez ou de la pointe extrême de la chaussure d’un attaquant. Ces décisions, souvent validées après de longues secondes d’analyse vidéo, nourrissent frustration, incompréhension et polémiques à répétition. Une situation que la FIFA entend bien faire évoluer.

Sous l’impulsion d’Arsène Wenger, ancien manager d’Arsenal et directeur du développement du football mondial, une réforme majeure de la règle du hors-jeu est aujourd’hui sérieusement à l’étude. Surnommée la « loi Wenger », elle repose sur un principe simple : un joueur ne serait sanctionné que si l’intégralité de son corps se situe devant le dernier défenseur au moment de la passe. Autrement dit, fini les hors-jeu au millimètre : tant qu’une partie du corps est alignée avec le défenseur, l’attaquant serait considéré en position régulière.

La “loi Wenger”, une rupture assumée

Gianni Infantino, président de la FIFA, a confirmé que cette évolution faisait désormais partie des réflexions concrètes de l’IFAB, l’instance garante des lois du jeu. Objectif affiché : redonner de l’avantage à l’attaque, simplifier l’arbitrage et réduire l’influence d’un VAR devenu omniprésent sur des décisions ultra fines.

Hors-jeu Loi Wenger
Image générée par l’IA

Les enjeux sont clairs. En favorisant les appels offensifs et en limitant les arrêts de jeu interminables, la FIFA espère voir le nombre de buts augmenter et le rythme des matchs s’intensifier. Une manière aussi de répondre aux critiques croissantes sur un football jugé trop haché et trop dépendant de la technologie.

Un football plus offensif dès 2026 ?

Des tests ont déjà été menés dans certaines compétitions de jeunes, notamment en Europe du Nord, avec des résultats jugés positifs par les instances. Les débats se poursuivront lors des prochaines réunions de l’IFAB, avant un éventuel feu vert définitif.

Si la réforme est adoptée, elle pourrait entrer en vigueur dès la saison 2026-2027. Les défenses seraient contraintes de revoir leur positionnement, les attaquants gagneraient en liberté et le jeu pourrait s’ouvrir davantage. Une petite ligne sur le terrain, mais un changement aux conséquences potentiellement énormes.

Reste à savoir si cette révolution sera perçue comme une modernisation nécessaire ou comme une atteinte à l’équilibre du jeu. Une chose est certaine : le hors-jeu, longtemps figé dans son interprétation, n’a jamais été aussi proche de basculer dans une nouvelle ère.

Catégories :
Football

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