Il aura fallu attendre longtemps pour revoir la Belgique au rendez-vous continental du futsal. Absents de l’Euro depuis plusieurs éditions, les Diables du futsal ont signé leur grand retour sur la scène européenne avec l’envie de tourner une page et d’écrire un nouveau chapitre. Les deux premiers matches de la phase de groupes ont offert un condensé de ce que représente cette renaissance : de l’espoir, des confirmations, mais aussi un rappel du niveau d’exigence de la compétition.
Pour leur entrée en lice, les Belges ont parfaitement négocié leur retour sous les projecteurs. Solides, disciplinés et appliqués, ils ont décroché une victoire précieuse, symbole d’un travail collectif abouti. Cette première rencontre a permis à la Belgique de libérer la pression accumulée après des années d’absence à ce niveau. Défensivement en place et efficaces dans les moments clés, les Diables ont su faire preuve de réalisme pour s’imposer et lancer idéalement leur Euro.
Ce succès inaugural n’était pas seulement important au classement, il l’était aussi sur le plan mental. Il a confirmé que la Belgique n’était pas revenue à l’Euro pour faire de la figuration. Face à un adversaire direct, la sélection belge a démontré qu’elle pouvait rivaliser, imposer son rythme et gérer les temps faibles avec maturité.

Apprendre de ses défaites
La deuxième rencontre a cependant rappelé la dure réalité du futsal européen. Opposés à une nation plus expérimentée et habituée aux grandes joutes internationales, les Belges ont connu leur première défaite du tournoi. Malgré un engagement total et plusieurs séquences intéressantes, la Belgique a payé cher certaines imprécisions et le manque d’expérience à ce niveau. Le score final ne reflète pas totalement les efforts fournis, mais il souligne l’écart qui subsiste encore avec les cadors de la discipline.
Cette défaite, loin d’être rédhibitoire, s’inscrit dans un processus d’apprentissage. Après une longue absence de la compétition, retrouver le très haut niveau nécessite du temps, des matches et des repères. Le staff et les joueurs en sont conscients : chaque rencontre est une opportunité de grandir et de renforcer une identité de jeu en construction.
Après deux matches, le bilan est donc contrasté mais encourageant. Une victoire, une défaite, et surtout la certitude que la Belgique a retrouvé sa place à l’Euro. La suite de la compétition dira jusqu’où les Diables peuvent aller, mais une chose est déjà acquise : le futsal belge est de retour sur la carte européenne, et il n’a pas l’intention de disparaître à nouveau.



