Après le partage 0-0 entre le Sporting de Charleroi et l’Union Saint-Gilloise, place à la deuxième finale aller de la Coupe de Belgique. Ce jeudi, le Sporting d’Anderlecht accueille l’Antwerp. Du côté des Mauve et Blanc, ce sera le premier match à la tête de l’équipe d’Edward Still. L’ancien adjoint de Besnik Hasi a repris la tête du groupe après le limogeage de l’Albanais, dimanche soir. Pour sa première, il aura donc directement droit à un gros match.

Un autre Anderlecht ?
Mercredi, en conférence de presse, l’entraîneur intérimaire du Sporting a laissé entendre que du changement allait avoir lieu. « Ce serait stupide de tout laisser pareil », avait-il expliqué. Mais en moins d’une semaine, la magie opèrera-t-elle déjà ? Le groupe aura-t-il eu le temps de digérer le départ de Besnik Hasi, mais aussi la défaite de dimanche contre le Standard ?
Still veut un autre Anderlecht, et il sera intéressant de voir contre le Great Old ce qu’il aura déjà pu mettre en place. Car au Lotto Park, le mal était (est) profond. En restant sur un 5/21, les Bruxellois ont marqué le pas dans le haut du classement. Ils viennent aussi de perdre Nilson Angulo. Certes, l’Équatorien était inconstant, mais il restait un des rares joueurs capables d’amener de la créativité dans le jeu.

L’Antwerp sûr de lui
En face, si les Anversois ont perdu contre Dender et Charleroi récemment, ils se sont bien repris contre le Cercle en s’imposant 0-4. Depuis l’arrivée de Joseph Oosting, le 3 décembre, l’équipe anversoise revit. Les deux défaites précitées sont d’ailleurs les seuls du manager néerlandais. Il présente ainsi un bilan de 5 victoires, 2 partages (dont la qualification en huitièmes de coupe) et 2 défaites.
Mais surtout, le jeu anversois a retrouvé ce qui le caractérisait : puissance, hargne et intensité. Des particularités qui risquent de faire mal à Anderlecht. C’est en s’appuyant sur ça que le Standard a dominé les Mauves. Si Ed Still n’est pas parvenu à opérer un gros switch mental et à trouver une tactique plus optimale, Anderlecht risque de souffrir. L’important sera peut-être, avant tout, de survivre en vue du retour pour avoir un peu plus de temps pour évoluer.



