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L’histoire n’aura pas été linéaire. Ni totalement ratée. Ni franchement réussie. Arrivé à l’Olympique de Marseille à l’été 2024 avec sa réputation d’apôtre du beau jeu, Roberto De Zerbi a finalement quitté la Canebière par la petite porte, quelques mois après avoir pourtant amené le club sur le podium et en Ligue des Champions.

© PsnewZ / © Photo News

La saison dernière, l’aïoli avait pourtant bien pris. Porté par son football de possession, ses sorties de balle léchées et son pressing haut, l’Italien avait redonné une identité claire à l’OM. Les Marseillais retrouvaient du liant, du panache, une forme de cohérence collective qui leur avait tant manqué. Le Vélodrome s’était remis à vibrer pour un projet de jeu identifiable, ambitieux, parfois risqué, mais assumé. La deuxième place en championnat n’avait rien d’usurpé.

Un écart abyssal avec le PSG

Hélas, à Marseille, tout va vite. Très vite. Trop vite. L’élimination prématurée en Champions League a fissuré l’édifice. Les résultats en championnat se sont faits plus irréguliers. Des prestations sans relief, une fébrilité défensive persistante et une incapacité à tuer certains matches ont progressivement entamé le crédit du technicien. Dimanche, il y a eu cette humiliation face au Paris Saint-Germain (0-5), symbole d’un écart redevenu abyssal entre les deux rivaux.

Dans la nuit de mardi à mercredi, le club a officialisé la séparation « à la suite d’une concertation réunissant l’ensemble des parties prenantes de la direction du club : propriétaire, président, directeur du football et entraîneur », communique l’institution phocéenne. Une formule classique pour acter une rupture devenue inévitable.

Révélé à Sassuolo, séduisant au Shakhtar Donetsk malgré le contexte, puis brillant à Brighton avec un jeu audacieux salué dans toute l’Europe, De Zerbi n’aura donc pas réussi à inscrire son projet dans la durée en Provence. Trop d’irrégularité, trop de secousses. À l’OM, même une deuxième place ne garantit rien.

Quel coach pour Arthur Vermeeren ?

Quel entraîneur prendra place sur le petit banc d’Arthur Vermeeren et de ses coéquipiers ? En l’attente d’un successeur digne de ce nom, les Olympiens privilégient la solution interne pour le prochain match, contre Strasbourg. Selon RMC, Jacques Abardonado et Romain Ferrier, coach de l’équipe réserve, figurent parmi les pistes provisoires envisagées.

Toujours est-il qu’avec cette instabilité chronique sur son banc de touche, le quatrième de Ligue 1 s’apprête à nommer son 32e entraîneur au 21e siècle. À ce petit jeu, aucune autre formation de l’élite française n’égale les Marseillais. Un record dont ils se seraient bien passés.

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Football

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