Ce vendredi soir, le Standard et La Louvière se retrouvent dans un contexte où l’efficacité primera sans doute sur le spectacle. Les deux formations figurent parmi les attaques les moins productives du championnat : 24 buts inscrits pour les Liégeois, 21 pour les Louviérois. Elles tentent peu leur chance et pèsent rarement dans la surface adverse. Les chiffres traduisent des difficultés récurrentes à créer et convertir des occasions.
Pour le Standard, l’enjeu est clair : confirmer le succès obtenu à Genk et tenter d’enchaîner deux victoires, une performance réalisée une seule fois cette saison. Un nouveau succès placerait provisoirement le club dans le top 6, un objectif déterminant à l’approche du sprint final. L’entraîneur Vincent Euvrard a rappelé que la performance en déplacement ne prendra tout son sens qu’en cas de validation à domicile.
Un équilibre fragile à Liège
La possession de balle ne constitue pas un indicateur favorable pour les deux équipes, souvent dominées dans ce registre. Le Standard entend néanmoins imposer un rythme plus élevé à Sclessin, même face à un bloc bas. L’idée est de s’appuyer sur un système jugé plus cohérent afin de mieux exploiter les temps forts.

En coulisses, Pierre François, directeur général du Standard, a replacé l’échéance sportive dans un cadre plus large. Il a souligné dans une interview que le club devait désormais éviter toute nouvelle désillusion pour ses supporters, après plusieurs années d’instabilité. Il a également précisé que la situation financière s’était améliorée, avec des fonds propres redevenus positifs et une dette en réduction. Selon lui, une qualification européenne aurait un impact direct sur les droits télévisés et la valorisation de l’effectif. Ça aussi, ça fait partie des enjeux.
La RAAL face à ses choix
La Louvière aborde de son côté la rencontre avec une autre urgence : assurer son maintien. Battue par Malines le week-end dernier, la formation hennuyère sait que chaque point comptera lors des dernières journées. Son président, Salvatore Curaba, a reconnu que la montée rapide vers l’élite avait précipité certaines décisions, notamment lors du dernier mercato estival jugé insuffisant.
Il a admis qu’un ajustement stratégique était nécessaire, évoquant l’obligation prochaine de vendre tout en renforçant l’équipe. Curaba a aussi défendu la stabilité incarnée par l’entraîneur Frédéric Taquin, en poste depuis 2017, contrastant avec la succession rapide de techniciens du côté liégeois.

Au-delà du classement, ce duel oppose donc deux trajectoires : celle d’un club historique en quête de crédibilité retrouvée et celle d’un promu qui cherche à consolider sa place parmi l’élite. On verra ce qu’il en sera ce soir à l’issue du match qui démarrera à 20h45.



