Il ne manquait plus que le titre continental à cette génération dorée. Déjà sacrés sur la scène mondiale et olympique, les Danois avaient un objectif clair : régner aussi sur l’Europe. Mission accomplie. Tout au long de la compétition, le Danemark a affiché une maîtrise impressionnante, combinant rigueur défensive, efficacité offensive et gestion parfaite des moments clés.
Face à des adversaires européens pourtant réputés pour leur densité et leur expérience, les Scandinaves ont imposé leur tempo, leur collectif et leur sang-froid. Jamais réellement mis en difficulté, ils ont avancé avec une sérénité presque déconcertante vers le titre.
Une génération dorée, symbole de continuité
Ce sacre européen est avant tout celui d’un collectif exceptionnel, construit sur la durée. Le Danemark ne se contente pas de briller sur un tournoi isolé : il s’inscrit dans une logique de continuité et de stabilité rarement atteinte au plus haut niveau. Le noyau dur de l’équipe est resté fidèle à un projet clair, porté par un encadrement solide et une identité de jeu parfaitement assumée.
Le jeu danois repose sur une défense compacte, une montée de balle rapide et une capacité à faire la différence dans les moments décisifs. À cela s’ajoute une profondeur de banc impressionnante, permettant de maintenir un niveau d’intensité élevé tout au long des rencontres.
Un triplé mondial rarissime
Avec ce titre européen, le Danemark rejoint un cercle extrêmement fermé. Détenir simultanément les trois titres majeurs du handball international — Championnat du monde, Jeux olympiques et Championnat d’Europe — constitue un exploit rarissime, tant la concurrence est dense et le niveau homogène au sommet. Avant les Danois, seule la France était parvenue à réaliser un tel triplé, confirmant à l’époque sa domination sur le handball mondial.
Le Danemark, nouveau modèle du handball mondial
Au-delà du palmarès, cette réussite interroge et inspire. Formation, culture tactique, confiance accordée aux jeunes talents, stabilité du staff : le modèle danois est aujourd’hui observé de près par de nombreuses fédérations. Le pays a su transformer un potentiel en une machine à gagner, sans jamais renier son identité.
Désormais, le Danemark ne chasse plus les titres : il est la référence à battre. Et la question qui se pose n’est plus de savoir s’il peut gagner, mais combien de temps cette domination peut encore durer.



